IUT. Trois lettres pour désigner les Instituts universitaires de technologie. Longtemps ces établissements furent méprisés, assimilés à des sous-universités prolongeant dans le supérieur la médiocrité (supposée) des filières technologiques du secondaire. En 44 ans d'existence, les Instituts ont  péniblement redorés leur blason avec un argument imparable : un taux d'insertion professionnel qui rivalise avec la caste des écoles de commerce ou d'ingénieur. Au sortir d'un IUT, il faut en moyenne 3 mois et demi pour trouver un emploi et plus de 76% des contrats signés sont des CDI. De plus, les passerelles vers d'autres formations fonctionnent à plein régime. L'excellence universitaire en somme alors qu'en France, 23,3% des moins de 25 ans sont au chômage. Seule fausse note dans cette belle partition, les IUT pourraient disparaître corps et bien. Un effet collatéral de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU). Un drame éducationnel (quasi-cinématographique) en 4 étapes.