
« Construire des stratégies syndicales mondiales pour contrer celles du capitalisme ». C'est avec cet objectif qu'à été créé en novembre dernier la Confédération Internationale syndicale (CIS). C'est un espoir formidable pour les travailleurs et les ouvriers du monde entier d'un syndicalisme puissant car organisé pour courber le cours de la mondialisation. Cet évènement historique et le mouvement social actuel à Airbus démontre aussi à quel point des mesures radicales doivent être prisent en France quand à la place des syndicats. Voici six volets de propositions pour favoriser l'émergence d'un syndicalisme offensif, combattant dans les négociations, représentatif des intêrets salariés, créateur de progrès sociaux face au pouvoir actionnarial et patronal accru dans la mondialisation.
« Ce
qui est rétrograde c’est qu’une seule personne gagne 100 milliards de dollars
pendant que 1,3 milliards de personnes vivent avec moins de 2 dollars par jour
». Luiz Inácio da Silva est au premier Forum Social Mondial en 2001, la scène
est à la fois surréaliste et chaleureuse… C’est une sortie agité et médiatisé
de l’enceinte de Porto Allegre. Les protagonistes sont en sueur, Lula est
combattif et pugnace tandis que les journalistes l’interview avec pertinence et
fascination. Le propos est net, la formule est bien trouvée, ses qualités de
tribuns hérités de son militantisme syndical sont à l’œuvre. C’est déjà un
homme politique aguerri et fascinant pour la foule compact qui l’entoure. Mais
personne présent ce jour la n’imagine les soubresauts et les convulsions qui
accompagneront Lula et le Parti des Travailleurs (PT) dans l’exercice du
pouvoir. Une expérience entre consécration et désillusion qui renvoie aux
exigences sociales, démocratiques et éthiques qui doivent accompagner toute
force de gauche quand elle prend des responsabilités politiques.










