Blog de Thibault Dumas

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Tag - Social-libéralisme

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24 mai 2008

L'erreur de Bertrand Delanoë

« Moi, libéral et socialiste ». J'ai failli m'étrangler lorsque que j'ai aperçu la citation de Bertrand Delanoë placardé en une du Nouvel Obs sur un kiosque parisien. Bien sûr j'avais lu les dépêches et articles qui faisait état de cette déclaration. Mais la c'est plus qu'une phrase anéctodique c'est une ligne d'entrée en campagne pour le Congrès du Parti socialiste. On peut souscrire au propos qui consiste à revendiquer l'héritage du libéralisme politique des Lumières et de la Révolution Française. Mais qu'apporte cette revendication à la gauche du 21ème siècle ? Si il s'agit d'une ouverture au libéralisme économique, n'est ce pas un renoncement anachronique ? Stratégiquement ça n'est pas anodin, c'est même peut être un erreur politique symbolique qui va couter le Congrès à Bertrand Delanoë.

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30 janvier 2008

Le surmoi centriste

La gauche socialiste a longtemps été critiquée pour son « surmoi marxiste », c'est à dire l'appréhension du quand-dira-t'on communiste (hier) puis gauchiste (aujourd'hui). Cette peur l'a souvent conduite à adopter un discours vulgairement et grossièrement marxiste. Mais depuis l'élection présidentielle et à l'approche des élections municipales un nouveau surmoi anime la gauche socialiste : « le surmoi centriste ». La peur du quand dira-t-on centriste, le frétillement devant l'électeur ou (plus rare) l'élu MoDem. L'adoption d'un discours platement démocrate et le malaise sur les questions sociales. Ce comportement du PS est pour le moins curieux. Il courtise un Mouvement Démocrate mal en point sans même débattre clairement de cette stratégie d'alliance avec le centre.

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20 juillet 2007

La social-démocratie ne suffit pas

Social-démocratie. Ce mot honni par la gauche française est aujourd'hui sur toutes les bouches. Des écologistes qui parlent de social-écologie aux communistes qui parlaient « d'urgence sociale et démocrate » sur les tracts de Marie-Georges Buffet. De toutes les tendances du PS jusqu'à son aile gauche qui définit le parti comme « réformiste et social-démocrate depuis au moins vingt ans ». Il n'y a peut-être guère que Henri Emmanuelli et Jean-Luc Mélenchon pour ne pas avoir ce mot à la bouche. La social-démocratie au sens large désigne l'ensemble des organisations et hommes qui se rattachent au socialisme réformiste par l'abandon du marxisme révolutionnaire. La majorité des citoyens de gauche peuvent se retrouver dans cette définition, mais plus précisement, parler de social-démocratisation pour la réinvention de la gauche française, cela a t'il vraiment un sens ?

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23 février 2007

L'échec ultime du blairisme

"L'Angleterre est le pire pays développé pour les enfants qui y grandisse". Qui est l'auteur de ces phrases ? La Parti conservateur britannique ? L'extrême gauche anglaise ? Des anglosceptiques notoires ? Non, une étude de l'UNICEF sur la pauvreté infantile dans les pays développés, passée inaperçue en France, qui y place l'Angleterre au dernier rang juste derrière les États-Unis. C'est selon moi la l'ultime démonstration de l'échec du néo travaillisme anglais : échec social mais aussi européen et international. C'est la défaite  de cette digestion de l'héritage thatchérien par l'institutionnalisation d'une société précaire et inégalitaire en échange de quelques gouttes de justice sociale. C'est la défaite de l'opportunisme politique articulé par le "spindoctoring" à outrance.

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24 septembre 2006

La voie Royal est une impasse pour la gauche

Que les choses soient claires. Ségolène Royal a une légitimité comme n’importe quel autre camarade à se présenter à l’investiture socialiste, on ne saurait en aucun cas mettre en cause cette légitimité. Les réactions qui ont suivit ses déclarations d’intentions à l’automne 2005 étaient teintés d'une misogynie scandaleuse. A cette époque, j’ai défendu vigoureusement la candidate de Poitou-Charentes. Mais le fait est pour moi (et pour beaucoup de socialistes) que politiquement la voie Royal est une impasse pour la gauche de gouvernement en général et pour le Parti Socialiste en particulier. Dans l’optique de 2007, la gauche doit faire sur le fond quatre choix. La réhabilitation du politique pour agir sur l’économique et transformer le social. Une ligne politique de gauche et un socialisme réformiste. L’espoir pour le peuple de gauche et les plus fragiles socialement. Et une réponse sérieuse au projet politique réactionnaire de Nicolas Sarkozy.

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