Blog de Thibault Dumas

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Tag - Social-démocratie

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26 septembre 2010

L'hypothèque DSK

Séducteur, Dominique Strauss-Kahn l'a toujours été. Dans tous les sens du terme. Charismatique et brillant sur le plan intellectuel, indéniablement DSK l'est. L'anecdote raconte qu'en 1996 il inventa pour la gauche les 35 heures et les emplois jeunes... sur un coin de table. En 2002 il publia La Flamme et la Cendre, aggiornamento socialiste le plus bandant de ce début 21e siècle - qui a d'ailleurs motivé l'engagement de nombreux strauss-kahniens. L'ancien pilier de la dream team de Lionel Jospin surfe sur des vagues de sondages outrancièrement favorables. Pourtant Kahn do pourrait bien boire la tasse lors de la session présidentielle de 2012. En cause, son éloignement des messes basses du PS, son positionnement politique et son déficit de fibre populaire.

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08 janvier 2008

Une année pour construire la gauche de demain

La droite se satisfait des dernières mutations du monde et de la société, de l'agressivité du capitalisme, de l'individualisme consumériste. Elle se complet dans un libéral-populisme et une exaltation réactionnaire du passé qui tourne à la caricature. Le sarkozysme présidentiel en fait largement la démonstration. Au contraire, le socialisme réformiste exprime un point de vue critique sur la société telle qu'elle est, ou qu'elle sera si nous n'agissons pas. C'est donc la volonté de changer l'ordre des choses qui doit nous animer. Pour réussir ces changements nous devons réfléchir sans tabous, sans artifices à la réinvention de la gauche. En bref, nous devons changer la gauche pour changer le monde. 2008, doit être l'année pour construire cette gauche de demain.

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20 juillet 2007

La social-démocratie ne suffit pas

Social-démocratie. Ce mot honni par la gauche française est aujourd'hui sur toutes les bouches. Des écologistes qui parlent de social-écologie aux communistes qui parlaient « d'urgence sociale et démocrate » sur les tracts de Marie-Georges Buffet. De toutes les tendances du PS jusqu'à son aile gauche qui définit le parti comme « réformiste et social-démocrate depuis au moins vingt ans ». Il n'y a peut-être guère que Henri Emmanuelli et Jean-Luc Mélenchon pour ne pas avoir ce mot à la bouche. La social-démocratie au sens large désigne l'ensemble des organisations et hommes qui se rattachent au socialisme réformiste par l'abandon du marxisme révolutionnaire. La majorité des citoyens de gauche peuvent se retrouver dans cette définition, mais plus précisement, parler de social-démocratisation pour la réinvention de la gauche française, cela a t'il vraiment un sens ?

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29 septembre 2006

N'oublions pas l'apport du socialisme suédois

Qui l’aurait cru ? Après soixante-quinze ans de domination de la vie politique et douze ans de gouvernance sans partage, la Social-démocratie suédoise en coalition avec les Verts et les post-communistes perd les élections. Elle laisse place à une coalition de droite libérale. Les conservateurs vont gouverner pour la première fois dans l’histoire moderne de la démocratie suédoise, chose unique dans le paysage politique européen. A droite bien sûr cette défaite ravit les fondamentalistes du marché qui s'empressent de brûler sur un bûcher l'Etat providence. De façon plus étonnante certains à gauche s’empressent de pointer l’échec du réformisme de gauche de nos camarades suédois; voir de remettre à l’ordre du jour la méthode révolutionnaire ou la rupture avec le marché. Bien qu’on puisse être en désaccord comme je le suis avec une certaine tendance gestionnaire et austère de Goran Persson, c’est bien vite oublier l’histoire et l'apport du socialisme suédois.

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13 juin 2005

Une lourde responsabilité historique

La première image choquante de ce 29 mai 2005 ne fut pas la joie des partisans du non à l’annonce de cette victoire (réaction compréhensible) mais les drapeaux français qui volaient chez les partisans de la droite souverainiste comme chez les tenants du non de gauche. Les premiers mots qu’a eut Monsieur Emmanuelli étaient « nation » et « France » mais n’est ce pas de l’Europe dont il s’agissait ? C’est une lourde responsabilité qu’ont prit les partisans du non de gauche en disant qu’on pouvait renégocier mieux, qu’on pouvait renégocier plus progressiste. C’est une lourde responsabilité que vous avez prit face à la gauche européenne, face au monde et face à l’histoire. Tout en prenant acte que la ratification du traité continue en Europe il faut bien noter à quel point ce vote massif contre le traité constitutionnel peut être porteur de désillusions ou de fausses illusions quand à l’avenir de l’Union.

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