
« Les Italiens sont des Français de
bonne humeur » disait Jean Cocteau. Le 26 avril dernier, à Rome, lors du
vingt-neuvième sommet franco-italien, cette bonne humeur se lit sur les visages
du président de la République Nicolas Sarkozy comme du président du Conseil
Silvio Berlusconi. Le traité de Schengen ? A réviser disent d’une seule voix
les deux chefs d’États. L’OPA du groupe français Lactalis sur l’italien
Parmalat ? Les deux pays souhaitent « créer de grands groupes internationaux
franco-italiens, italo-français » répond Silvio Berlusconi. La candidature de
l’Italien Mario Draghi à la tête de la Banque centrale européenne (BCE) ? «
Nous ne le soutenons pas parce qu’il est Italien, nous le soutenons parce que
c’est un homme de qualité » affirme Nicolas Sarkozy. Un numéro digne des plus
grandes heures de la commedia dell’arte. Derrière les masques politiques, de
nombreux achoppements entre les deux cousins transalpins. Petit abécédaire.
Le 17 février dernier, l'Assemblée
nationale française votait à l’unanimité la création d'une allocation
d'accompagnement de la fin de vie. Des rangs de la gauche communiste,
écologiste et socialiste, en passant par ceux du centre, jusqu’à la majorité de
droite UMP, la réforme est soutenue par toute la représentation nationale.
C’est un progrès indéniable, bien qu'insuffisant, dans l’approche qu’a la
société française de la fin de vie. A l’inverse, en Italie, la droite
berlusconienne s'acharne et la société transalpine se déchire autour du cas
d'Eluana Englara. Cette jeune femme de 38 ans, dans le coma depuis 1992, a
obtenu (par le biais de sa famille) le droit à mourir auprès de la Cour de
cassation italienne. Elle est décédée le 8 février dernier à la clinique
« la Quiete » à Udine.





