Blog de Thibault Dumas

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Tag - Ségolène Royal

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01 janvier 2009

La stratégie kamikaze de Ségolène Royal

Nous sommes, en ce début d'année 2009, à un moment charnière de la présidence Sarkozy. La tension sociale est palpable, c'est rien de le dire. La jeunesse hésite entre radicalité et résignation, un mouvement social massif peut démarrer à la moindre étincelle. La gauche réformiste est (enfin) entrée dans une opposition frontale au sarkozysme. Le PS a une nouvelle direction bosseuse et renouvelée, la nouvelle Première secrétaire s'oppose de façon intelligente et efficace, les contre-vœux en sont une illustration parmi d'autres. Le PS va objectivement mieux qu'il y a six mois. Dans ce contexte, la ligne de Ségolène Royal est tout simplement anachronique et kamikaze. Elle est rentrée dans une stratégie de friction interne permanente au PS alors que la situation du pays et du monde exige la mobilisation unitaire de la gauche. Son équipe s'exprime comme en plein Congrès alors que la phase démocratique interne est terminé depuis longtemps. Son courant qui devrait être à l'avant garde de la rénovation, mène une bataille d'arrière garde façon « vieux PS ». Quel décalage par rapport à la réalité politique et sociale !

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18 novembre 2008

La lutte finale au PS

A l'arrivée à Reims c'est un épais brouillard et la pluie qui étaient au rendez-vous. Au départ c'est un ciel blanc avec de la bruine. Une météo à l'image du Congrès du PS, pas encore un grand souffle de changement à gauche mais des éléments rationnels pour y croire. Bien sûr les échos médiatiques sont très sévères, car pour les journalistes il n'y avait pas d'alternative : c'était soit le sacre, soit le massacre de Reims. Ce fut pourtant ni l'un, ni l'autre. Pour reprendre les mots de conclusion d'Adeline Hazan « Ce Congrès n’a été ni celui d’Epinay, ni celui de Rennes, juste le Congrès de Reims ». Je reviens pour ma part de ce 75ème Congrès socialiste avec un certain optimisme, il faudra que cela se confirme dans les urnes cette semaine.

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24 mai 2008

L'erreur de Bertrand Delanoë

« Moi, libéral et socialiste ». J'ai failli m'étrangler lorsque que j'ai aperçu la citation de Bertrand Delanoë placardé en une du Nouvel Obs sur un kiosque parisien. Bien sûr j'avais lu les dépêches et articles qui faisait état de cette déclaration. Mais la c'est plus qu'une phrase anéctodique c'est une ligne d'entrée en campagne pour le Congrès du Parti socialiste. On peut souscrire au propos qui consiste à revendiquer l'héritage du libéralisme politique des Lumières et de la Révolution Française. Mais qu'apporte cette revendication à la gauche du 21ème siècle ? Si il s'agit d'une ouverture au libéralisme économique, n'est ce pas un renoncement anachronique ? Stratégiquement ça n'est pas anodin, c'est même peut être un erreur politique symbolique qui va couter le Congrès à Bertrand Delanoë.

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23 avril 2008

Un péronisme à la française

Quelle est l'identité politique de Ségolène Royal ? L'idée est répandu depuis les primaires socialistes de 2006 qu'elle n'en n'aurait pas vraiment, parfois par machisme. Il est vrai que l'utilisation à des fins politiques de sa vie privée, les annonces plus ou moins agaçantes de l'ancienne candidate PS aux présidentielles ont brouillés les pistes. Le « royalisme » ou le « ségolénisme » est complexe, parfois difficile à cerner, comme le démontre les 10 questions adressés aux militants socialistes. Mais cela constitue bien un corpus idéologique. Si on devait résumer cette identité politique en un mot je retiendrais volontiers le terme de « péronisme à la française » qu'ont utilisé en premiers les socialistes Pierre Kanuty et Jean-Christophe Cambadélis. Il existe en effet de nombreux points communs entre le péronisme argentin et le socialisme façon Ségolène Royal.

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14 décembre 2007

Cette gauche qui préfère dormir

Il y a encore quelques mois quand je disais être socialiste j'éprouvais une certaine fierté quand à mon engagement. Aujourd'hui, non que j'en ai honte, mais j'ai une sorte pincement au coeur car le PS comme la gauche sont dans une léthargie qui me révolte. Les personnalités qui la représente donnent l'impression de "dormir". La clarté du néo conservatisme sarkozyste est entouré d'un halot de confusion (l'ouverture, la cacophonie gouvernementale, le présidentialisme total) qui déstabilise jusque dans l'opposition. Seul Besancenot avec un discours tranché (mais trompeur et très travaillé) surnage dans ce marasme. Le député Jean-Jacques Urvoas a cette analyse « le PS des années 2000 c'est la SFIO des années 1960 moins la guerre d'Algérie ». 

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04 novembre 2007

La Ségosphère ou le rien politique

Un étrange ballet avait lieu à chaque meeting de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle, une sorte de concurrence libre (mais faussée) à celui qui sera le plus visible et le plus bruyant entre le Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) et la Ségosphère. Entre les jeunes socialistes en rouge et les jeunes ségolénistes en mauve. Mise à part ce spectacle parfois cocasse, on peut se demander concrètement à quoi a servi et à quoi sert la Ségosphère ? Un partisan de Ségolène Royal en Poitou-Charentes avait répondu il y a quelques mois à cette question : « il faut arrêter avec la Ségosphère, ils ne servent à rien, c'est le rien politique... ».

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02 mai 2007

Une vague de fraternité

Ouverture des portes du stade Charléty, une vague continue d'humanité remplie les gradins et la pelouse. Le flot est important, enthousiaste, populaire, jeune, familiale. L'ensemble forme un peuple à l'image de la France « arc en ciel » que nous voulons. On est à milles lieu de Nicolas Sarkozy, de sa haine et même du combat politique... on est à milles lieux de tout ça. Et quelque part on s'en fout un peu. Alors qu'une campagne est faite de tension, on vit un moment de fraternité presque crédule, un être ensemble un peu bordélique. Les paroles de Kery James résonnent dans Charléty « y a pas de couleur pour souffrir, pas de couleur pour sourire ». C'est une date historique, celle de la fête des travailleurs, c'est un lieu historique, celui du rassemblement étudiant de mai 1968, mais oui on est la pour sourire ensemble.

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26 avril 2007

Débattre pour un choix de société

« C'est en quelque sorte un 3ème tour de l'élection présidentielle de 2002 » me déclare un camarade. Mais depuis ce dimanche 22 avril a commençé un « Dallas politique » autour du positionnement de François Bayrou. Face à notre cher Nicolas Sarkozy, sorte de JR du néo conservatisme nous avons Ségolène Royal, la Su Ellen du socialisme réformiste. Toute la question est de savoir si François Bayrou, ira jusqu'à s'allier avec la famille de la gauche, si il retournera avec la bonne vielle famille de la droite, ou si (le plus probable) il attendra son heure pour faire prospérer son Parti démocrate sur les ruines de telle ou telle défaite. Cette situation et l'habilité de François Bayrou à en jouer ne doit pas occulter la nécessité du débat démocratique. Le choix entre deux modèles sociétés, le développement solidaire contre la cassure libérale.

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