Le 17 février dernier, l'Assemblée
nationale française votait à l’unanimité la création d'une allocation
d'accompagnement de la fin de vie. Des rangs de la gauche communiste,
écologiste et socialiste, en passant par ceux du centre, jusqu’à la majorité de
droite UMP, la réforme est soutenue par toute la représentation nationale.
C’est un progrès indéniable, bien qu'insuffisant, dans l’approche qu’a la
société française de la fin de vie. A l’inverse, en Italie, la droite
berlusconienne s'acharne et la société transalpine se déchire autour du cas
d'Eluana Englara. Cette jeune femme de 38 ans, dans le coma depuis 1992, a
obtenu (par le biais de sa famille) le droit à mourir auprès de la Cour de
cassation italienne. Elle est décédée le 8 février dernier à la clinique
« la Quiete » à Udine.
Croix imposante, prêtres en tenus, hauts
parleurs et chants pieux... c'est le défilé chrétien pour le moins démonstratif
qui a lieu tous les dimanches dans le parc de Bercy à Paris. Le tout est
organisé par la paroisse adjacente de Lachambaudie, réputé comme étant l'une
des plus conservatrices de la capitale. Ce prosélytisme régulier et agressif
dans un lieu public (surement pas un cas isolé en France) constitue une
atteinte banale mais avérée au principe de laïcité car contraire à l'article 28
de la loi de 1905 : « Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun
signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement
public que ce soit (...) ». L'absence de réactions à ce genre de cérémonies
démontre l'emprise encore forte de la culture catholique sur la sphère publique
française. Imaginez les exclamations si une Synagogue ou une Mosquée organisait
pareil évènement dans un espace public à Paris ! La laïcité est précieuse,
moderne et essentielle pour la conscience individuelle et la vie collective, il
faut donc continuer à la faire respecter, même dans la banalité du
quotidien...





