La fable politique était presque
parfaite. Il y avait d'un côté le vieux lion socialiste, de l'autre le jeune
fauve sarkozyste. A ma gauche Jacques Auxiette, président PS sortant de la
région Pays de la Loire, l'oncle un peu grincheux à la voix rocailleuse. A ma
droite Christophe Béchu, son challenger UMP, le gendre plein d'allant aux
propos ciselés. Le second devait manger le premier sur ces terres ligériennes
qui réputées regagnables pour la droite, c'était oublié qu'un « 21 avril à
l'envers » avait mis François Fillon au tapis en 2004 et que Roselyne
Bachelot avait gentiment refusé d'aller à la boucherie électorale en 2010.
Monsieur Béchu a perdu dans des proportions jamais vu pour un candidat
conservateur sur les berges de la Loire. 159 094 voix d'écarts avec son
adversaire socialiste et seulement 43,61% des suffrages. Une étoile montante du
sarkozysme touchée en plein ciel.






