« Aujourd'hui nous verrons si le Parti travailliste cède au reniement de Barak et s'autoliquide ». Yoel Marcus, éditorialiste au journal israélien Haaretz avait prévenu. L'enterrement du travaillisme israélien a bien eu lieu. C'est Ehud Barak, pianiste émérite, qui en a joué la marche funèbre. Pour satisfaire ses ambitions personnelles. Pour servir d'alibi et d'écran de fumée à une coalition de droite très dure Netanyahu-Liebermann. Pour pérenniser son poste de ministre de la Défense. Pour cacher le fait que c'est un piètre stratège politique. Barak a eu le culot de se comparer à Moshe Dayan, qui avait rejoint le gouvernement de droite de Begin en 1977. Mais celui-ci avait été courageux. Il avait quitté le Parti travailliste. Il se sentait obligé de faire la paix après l'échec de la Guerre du Kippour qui l'avait rendu dépressif.