Les élections municipales dans le 13e arrondissement de Paris sont le théâtre d'une dérive politique inquiétante : le communautarisme électoral. Un certain Félix Wu se présente aux suffrages de ses concitoyens pour, selon ses affiches, « une plus juste représentation du 13e ». Bien qu'il fasse référence à une « diversité positive », sa liste veut « représenter la classe asiatique à la Mairie du 13e ». Il s'agit donc pour Félix Wu de rassembler exclusivement un vote communautariste voir ethnique (je n'aime pas utiliser ce terme mais c'est de cela qu'il s'agit). Cette candidature va à l'encontre de trois principes fondamentaux. Un, on appartient avant tout à une collectivité démocratique et solidaire (Ville, Région, État-nation, Europe), et ce quelle que soit son origine. Deux, un élu exerce son mandat dans le but de l'intérêt général de l'ensemble d'une population et non d'une communauté. Trois, se présenter au nom d'une communauté c'est s'y limiter et être en contradiction avec la métissage culturel.