Blog de Thibault Dumas

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13 janvier 2009

Artisans de la paix en temps de guerre

Les bombes et les missiles israéliens pleuvent sur Gaza. Les roquettes du Hamas tombent sur le Sud d'Israël. La disproportion guerrière de Tsahal, la violence et le désastre humain sont tels, que devant le flot incessant et répétitif des images cela en devient banal. L'horreur absolue, la guerre devient banale. En France, ce sont les préjugés qui pleuvent. La bêtise extrémiste et communautariste (d'ou qu'elle vienne) à voix au chapitre : « Dis moi qui tu es, je te dirais qui tu soutiens ». C'est ying contre yang, noir contre blanc, bloc contre bloc, pro-israéliens contre pro-palestiniens. Peu importe la recherche de la paix, l'important est de s'indigner le plus possible en faveur d'un « camp », et de faire le lit des plus extrémistes. Dans ce chaos réel (là-bas) comme verbal (ici), certains ont le courage d'être à contre-courant. D'être des artisans de la paix et de la justice en temps de guerre.

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08 janvier 2009

La folie guerrière

« Pluie d'été » contre « Plomb durci ». Les noms des opérations militaires de Tsahal changent, la folie guerrière reste. Les similitudes avec le conflit du Sud Liban en 2006 sont démoralisantes. La pratique de la terreur meurtrière par les tirs de roquettes (hier du Hezbollah aujourd'hui du Hamas), les représailles d'une violence inouïe par l'armée israélienne. Entre les deux, les gazaouis, appauvrient par les uns pour être tués par les autres. Le blocus, l'enclavement entre l'Égypte et Israël, le conflit Hamas / Fatah, la guerre maintenant, tout consacre l'agonie de Gaza tout autant que la désagrégation de l'unité palestinienne. Le Hamas pourtant affaiblit depuis son arrivée au pouvoir, se retrouve revigoré par cette guerre. Plus simple de jouer les martyrs terroristes en temps de guerre, que de redistribuer les richesses et dialoguer pour faire la paix. La disproportion belliciste de Tsahal est tout aussi alarmante. Les extrémistes va-t-en guerre israéliens comme palestiniens semblent avoir des intérêts communs à ce conflit meurtrier.

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16 janvier 2007

Jaurès assassiné une seconde fois

Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès père du socialisme humaniste français est assassiné au Café du croissant. Le militant de la droite nationaliste Raoul Villain anéanti l'espoir de la paix en tuant Jaurès. Les socialistes se rallient à l'Union sacrée, la guerre commence trois jours pus tard. Le 14 janvier 2007, presque 100 ans après la mort du géant Jaurès, le petit Sarkozy champion de cette droite haineuse cite à trois reprises le socialiste dans son discours d'investiture autocratique en se demandant "pourquoi la gauche n’entend-elle plus la voix de Jaurès ?". Espérons que Jean Jaurès n'entende pas la voix de cette droite sarkozyste, cette droite décomplexée qui assassine l'esprit du socialisme jauressien.

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03 août 2006

Choisir le camp de la paix et de la justice

Malmenés, démentis, piétinés ceux qui réclament et qui agissent pour la paix au Proche Orient. La situation tant au Liban que dans la bande de Gaza s’empire de jour en jour, tandis que l’espoir de la paix diminue de façon inquiétante. Je pense à ces camardes progressistes, palestiniens et israéliens, qui se seraient la main il y a huit mois de cela avec l’ambition d'une paix juste pour toutes les populations du Proche Orient. Je pense à mes ami(e)s libanais, qui travaillaient dur pour enfin vivre en paix et en liberté dans leur pays. Tous ces espoirs, toutes ces ambitions, sont aujourd'hui réduient en cendres par le fracas des canons et les tirs de missiles. Certains, à la lecture des réflexions, céderont à la classification facile et fausse de pro-arabe ou pro-israélien. Mais face à l'oppression envers les plus faibles, face aux extrémistes de tous bords, ceux qui ont du sang sur les mains comme sur leurs consciences nous devons ensemble choisir qu’un seul camp : le camp de la paix et de la justice.

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15 août 2005

Face à l'horreur, une réponse démocratique

Que dire face à l’horreur, que faire face à la barbarie qui ne toc plus à la porte de nos pays, mais qui frappe directement le cœur de nos capitales. Rappeler la lâcheté du procédé, l’ignominie de la mécanique. Frapper des civils, amputer des innocents c’est ne pas avoir le courage de ses idées. C’est avancer à visage masqué pour ne pas avoir à assumer ses opinions. C’était vrai avant-hier à New York, hier à Madrid, c’est vrai aujourd’hui à Londres. Certes cette mécanique de l’utilisation des populations civiles comme otage des conflits n’est pas nouvelle. On en trouve les prémices modernes dans le bombardement de Gernika le 26 avril 1937 par l'aviation allemande au service de Franco. Mais aussi en 1945 avec les bombardements de Hiroshima et Nagasaki par les forces américaines. Cet horrible procédé militaire fut amplement utilisé au 20ème siècle. Mais la différence réside dans le fait que Al-Qaida vit uniquement de cette technique, n’existe que par la terreur imposée aux populations civiles. La réponse que nous apporterons nous, citoyens, est donc déterminante.

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14 février 2005

L'occident face aux tragédies du monde

Comme vous le savez une catastrophe extrêmement violente a touché l'Asie du sud-est le 26 décembre 2004. Les pays victimes du tsunami consécutif aux tremblements de terre sont nombreux : l'Indonésie, la Thaïlande, le Sri Lanka, L'inde, le Bangladesh, le Myanmar (la Birmanie) et la Somalie. Selon le premier secrétaire de l'ONU Monsieur Annan (intervention du 11.01.2005) le bilan final pourrait avoisiner plusieurs centaines de milliers de morts et un nombre indéterminable blessés. Néanmoins il faut rester prudent quand aux termes qualificatifs de cette tragédie. On ne peut parler de " catastrophe du siècle " alors que celui ci n'a historiquement commencé que depuis 4 ans. Le traitement médiatique de cet évènement est révélateur de l'ambiguïté de l'occident face aux tragédies du monde.

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