
C'est bien plus qu'un joueur de football
vieillissant, qui vient de signer pour dix-huit mois au Paris Saint-Germain.
David Beckham, 36 ans, est une "marque", exportable bien au -delà de l'Europe
(particulièrement en Asie) pour le club de la capitale française, racheté par
le fonds Qatar Sports Investments (QSI) l'été dernier. Déjà, lors de
ses cinq saisons passées en Espagne, au Real Madrid entre 2003 et 2007, le
natif de la banlieue de Londres aurait rapporté la coquette somme de 440
millions d'euros aux Madrilènes en produits divers. Quasiment six fois le
budget du PSG pour la saison 2010-2011, avant son acquisition par les Qataris.
C'est dire si du côté du Parc des Princes, on est désormais sur une autre
planète financière entraînant, de force, l'ensemble du championnat de France
dans une nouvelle galaxie.
« Le PSG, tu te fais chier 90 minutes, et
puis ensuite tu rêves pendant une semaine ». Les pathétiques errements
sarkozystes de l'ex-Nul Dominique Farrugia n'ont pas altéré sa drôlerie. Oui,
être supporter du PSG c'est s'infliger une souffrance footballistique larvée et
une détestation généralisée. Car l'arrogante agressivité du club de la capitale
démultiplie la motivation des formations provinciales pour battre les « parigos
». Pendant ce temps l'ennemi olympien a créé une empathie tous azimuts sur un
seul exploit (la Ligue des Champions 1993) et un bouillonnement populiste
continue. Mais le supporter du PSG s'en fout car il sait que pendant la piteuse
décennie 1998-2008 sur le plan du jeu, le PSG a ajouté cinq lignes à son
palmarès quand les sudistes ne glanaient qu'une minable Coupe Intertoto.
Pauleta a il est vrai sauvé le PSG du déshonneur décanal avec son
impitoyabilité dans les 18 mètres et Dhorasso a eu la bonne idée de planter son
seul pion sous le maillot bleu et rouge en finale de la Coupe de France 2006
face à... l'OM.





