En huit semaines, même pas un printemps, le monde a basculé dans la peur-panique quant à l'éventualité d'une pandémie massive et historique causée par la grippe A. Communiqués officiels alarmistes, décisions politiques radicales, tourbillons médiatiques, ruées sur les boîtes de Tamiflu. Le contraste est saisissant avec des chiffres faisant état d'une propagation « modeste » deux mois après le premier cas avéré de grippe A au Mexique : 22 000 cas confirmés dans 65 pays de par le monde et 125 décès sur l'ensemble du globe selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En France on compte 58 cas avérés d'après l'Institut de veille sanitaire (IVS). La question de la réalité et de la dangerosité de cette pandémie est donc clairement posée.