Blog de Thibault Dumas

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12 janvier 2012

Hangar à bananes: The end of a golden era

Stood at the end of Île de Nantes, between two branches of the Loire, the building is flanked by famous Nantes landmarks such as the Titan Gris (the iconic grey crane) and the multi-coloured rings by  Daniel Buren and Patrick Bouchain.  Initially named after Maurice Bertin, former President of the Nantes Chamber of Commerce and Industry, Hangar à Bananes is 150 metres long and only one storey high. The architectural style is both a nod to art deco design and to a traditional river port. The widely-held view in Nantes is that this building is another a relic left from the history of slave trade in the city. On the contrary, it was built just after the Second World War, and  grew over the following decade thanks to the import trade of bananas and pineapples from New Guinea. Hangar à bananes became the main seller of these products in Western France. Then, from the early 1970s to its closing in 1991, it became a depot for the Beghin Say sugar factory.

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11 octobre 2011

Hangar à bananes : la fin de l'âge d'or

Il se dresse la, au bout de l’Île de Nantes, entre deux bras de la Loire, surplombé par la grue Titan grise, jouxté par les anneaux colorés de Daniel Buren et Patrick Bouchain. Le Hangar à bananes ou hangar Maurice Bertin (du nom de l'ancien président de la chambre de commerce) est une longue battisse grise de 150 mètres, basse, carrée, dont l'architecture tient de l'immobilier portuaire plutôt art déco. L'imaginaire collectif nantais raccroche l'histoire du hangar à celle de l'esclavage et du commerce triangulaire. Que neni, il fut construit au lendemain de la seconde guerre mondiale, prospéra pendant dix ans sur le commerce de bananes et d'ananas importés de Guinée, devint le pourvoyeur de tout l'Ouest en la matière puis fut transformé en dépôt de sucre de l'usine Béghin Say du début des années 1970 jusqu'à sa fermeture 1991.

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09 octobre 2011

Simple comme un échange

Hasard urbain. Au numéro 30 de la rue des Olivettes à Nantes, une crèche associative. Au 28, un club libertin "non conformiste", l'Orchidée noire, institution nantaise du coquinage ouverte toute l'année, 7 jours sur 7, de 14h à 2h. Créé il y a 10 ans dans le quartier de la Madeleine, l'enseigne a ensuite déménagée dans cette ancienne épicerie au milieu des années 2000. Épicé, l'endroit l'est resté. On entre via une porte toute de noire matelassée et un grand rideau noir. L'espace est immense, l'atmosphère particulière, parfois inquiétante, « Au début ça peut paraître surprenant » concède une échangiste angevine. La décoration penche du côté de l'érotisme baroque. Au rez-de-chaussée un bar et une discothèque. Dans un coin l'entrée vers le coin balnéo : jacuzzi, sauna et hammam. A l'étage la chose se fait plus explicite. Une multitude de chambres suivant les pratiques : lits ronds pour le sexe en groupe, vitre sans tain et miroirs pour l’exhibitionnisme, chambre des mille et nuits pour l'exotisme... Au bout d'un (long) couloir la salle sadomasochiste, sa croix, ses chaînes.

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