C'est fait. Les camarades socialistes
ont fourni à la direction du PS la décoration, l’outillage et la quincaillerie
de la rénovation. Martine Aubry, telle une Valéry Damido du socialisme, à
maintenant un mandat clair pour ravaler la « vielle maison »
socialiste. La participation, enjeu de cette consultation interne, a été
décevante à Paris mais importante en province. Plus de 92 000 militants
qui se déplacent pour un projet positif, c’est un signal fort. Aucune autre
force politique française ne peut se targuer d’une telle puissance
démocratique. En nombre de militants c’est un record pour un référendum interne
depuis 1995, excepté de vote houleux sur le TCE à l’automne 2004. Les
tentatives de déstabilisation de certains barons conservateurs (sur le
non-cumul des mandats), ou autres apparatchiks (sur les primaires à gauche) ont
été balayées avec respectivement 68% et 72% des voix.
Éloquence de l'avocat, œil charmeur et
accent bourgeois. On a tendance à ne voir en Arnaud Montebourg qu'un ambitieux
éléphanteau socialiste de plus. Pourtant il ressemble terriblement au François
Mitterrand dénonçant en 1964 « Le Coup d'État permanent » gaulliste.
Surtout le député de Saône-et-Loire a mené en 10 ans trois combats qui ont
revigorés la gauche : la Convention pour la 6e République (C6R), la mission
parlementaire contre le blanchiment d'argent en Europe, le rapport pour des
primaires « ouvertes et populaires » à gauche. Malgré ses
« bifurcations » politiques, Arnaud Montebourg est utile à la gauche
et indispensable au PS. Le « jeune lion » socialiste doit donc respecter le
mandat unique parlementaire en démissionnant de la présidence du conseil
général de Saône-et-Loire.





