Blog de Thibault Dumas

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23 août 2011

Le NPA est mort ce soir

Qui connaît Philippe Poutou ? Personne ou presque. Dans l’indifférence générale, aux premiers jours de l'été, cet ouvrier Girondin de 44 ans a été choisi pour porter les couleurs du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à l'élection présidentielle de 2012. Une intronisation teintée de scepticisme au sein même de la formation trotskiste. Un quart des délégués du parti n'ont pas pris part à ce vote de désignation à Nanterre les 25 et 26 juin dernier, tandis qu'un autre quart s'est opposé à cette candidature. Un embarra dut à la défection de dernière minute du postier rouge Olivier Besancenot, « Ça aurait été plus simple que ce soit encore Olivier, il est très populaire » a résumé Alain Krivine, pilier de l’extrême gauche et de l'ex LCR. Car si Philippe Poutou, syndicaliste CGT chez Ford, a l'aura du sans grade altruiste, sa candidature est porteuse d'ostracisme. Preuve que le NPA se meurt déjà à petit feu.

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07 mars 2009

De Arlette à Nathalie : rien ne change

L'extrême gauche trotskiste, exception politique française, est-elle en train de changer ? La LCR s'adapte à l'ère de la personnalisation et de la communication politique aiguë en se transformant en NPA. Lutte ouvrière change de visage. Certes, LO diffuse toujours les mêmes affiches sépia à base de rouge, de noir et de jaune. Mais point de Arlette Laguiller sur les murs des villes. Une nouvelle photo remplace celle de la « petite fiancée de Trotski ». Celle de Nathalie Arthaud, 39 ans, nouvelle égérie de la très fermée Union communiste (véritable nom de LO). Car même si Arlette Laguiller a du mal a lâcher le job et son parti l'aura médiatique qui va avec, elle est bien la nouvelle porte-parole du parti trotskyste depuis décembre 2008.

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05 décembre 2006

Cette autre gauche n'est pas antilibérale

Depuis bientôt un an, un nouvel ensemble politique a fait son apparition la gauche dite "antilibérale". Dénomination portée par ceux qui la compose et reprise comme norme étymologique par l'ensemble des médias. L'origine du terme est l'altermondialisme qui dénonce (à juste titre) le néolibéralisme mondialisé. L'acte fondateur est la victoire du Non au référendum qui délimiterait une tranchée entre la gauche antilibérale et le reste de la gauche qui serait social-libérale. Or la vérité est que ce terme de gauche "antilibérale" est totalement faux comme inadapté pour définir cette autre gauche. L'étude des forces politiques qui la compose, des idées qui l'anime et de la réalité politique de la gauche le démontre pleinement.

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