Faut-il accorder du crédit aux propos de Manuel Valls au regard de son poids politique ? « Nous devons déverrouiller les 35 heures », le roquet d’Évry parle tel un Jean-Marie Bockel de la nouvelle décennie. Un blairisme outrancier chevillé au corps couplé à une influence proche de zéro au sein du PS - le curriculum vitae parfait pour entrer au gouvernement. En 2005, lors du congrès du Mans, le sénateur Bockel (Haut-Rhin) réalisait 0,7% avec sa motion « Pour un socialisme libéral : vérité et action ». Manuel Valls pourra difficilement plonger aussi profond - quoique - mais la réalité est la même. Il n'a pas pas d’ancrage militant et peu de rayonnement idéologique. Reste le bruit (et l'odeur) médiatique. Et le député de l'Essonne, né à Barcelone, compile ses saillies droitières comme Xavi Hernández distille ses passes chez les Blaugranas. Au millimètre.