Blog de Thibault Dumas

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Tag - Néo-libéralisme

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16 août 2010

La dérégulation en jeux

De la gauche à la droite de l'échiquier politique, le terme de régulation est devenu un incontournable. Un quasi totem. Sur ce point, il y a clairement un avant et un après crise -  une dépression économico-financière qui a débutée il y a maintenant pratiquement 2 ans. Joseph Stiglitz, Prix Nobel d'économie, résume clairement le constat en vigueur : « Laisser le marché tout régler ne fonctionne pas ». Si dans le discours tout le monde s'accorde sur cette idée, même ceux qui furent des plus néo-libéraux, dans les actes la chose est moins aisée. Illustration de cette chimère régulatrice : la libéralisation des jeux d'argent en ligne.

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09 janvier 2010

Les traders sont éternels

Le « front office », le « carry trade », le « tick » et autres joyeusetés boursières sont pour vous un gloubi-boulga abracadabrantesque ? D’anciens caïds des salles de marchés, affreusement poussés au chômage et à la grande pauvreté par la grande crise débutée en septembre 2008, se feront un plaisir de vous éclairer sur ces voluptueuses notions financières - et sur leur responsabilité dans cette hérésie économique ? - lors de votre prochain séjour dans la ville de New York. En vous acquittant charitablement de la somme de 45 dollars par personne (soit environ 30 euros) et à condition d'être au moins au nombre de deux, vous aurez le plaisir légèrement masochiste de participer au « Tour de la Crise Financière ».

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29 octobre 2009

Le rapport Attali aux oubliettes

Le rapport de la commission pour la libération de la croissance française présidée par Jacques Attali va fêter ses 2 ans en janvier 2010. Dans l'indifférence la plus totale. 6 mois de travaux, 43 membres, plus de 450 personnes auditionnées, 245 pages de rapport. Pour un résultat nul. Aucune des 316 « décisions fondamentales » n'a été explicitement reprise, a quoi bon puisque il s'agit d'un « ensemble cohérent » dans lequel on ne peut « picorer ». Le processus était biaisé dès le départ. Une commission sans aucune légitimité démocratique et républicaine excepté le bon vouloir de Nicolas Ier (Attali lui-même n'a jamais affronté le suffrage universel). Un cénacle rassemblent la crème de la crème des élites biberonnéss au libre-marché (« ceux qui savent »). Des conclusions passéistes : sous les traits d'un futurisme de pacotille, une note ultra-libérale salée. Mais combien a couté ce « mode d’emploi pour des réformes urgentes et fondatrices » ? Difficile à estimer, le Sénat ayant mis à disposition ses locaux pour les travaux de la commission. Par contre tout le bénéfice est pour Jacques Attali. 100 000 euros d'à valoir pour l'édition papier du rapport et un peu plus pour son égo. Son business quasi-raëlien de prédiction économique et technologique peut continuer.

20 septembre 2009

Le burlesque militant des Yes Men

Combattre le néo-libéralisme par l'absurde, tel est le leitmotiv des Yes Men. Il y a chez Andy Bichlbaum et Mike Bonannodu de la candeur militante à la manière d'un Michael Moore, du burlesque visuel façon Jacques Tati, de l'inventivité loufoque dans le veine du professeur Tournesol. Le principe de ces deux trublions est simple : monter de faux sites internet de multinationales (Dow Chemicals, Halliburton, Exxon Mobil) pour se faire inviter dans les médias ou à de prestigieuses conférences. Vient ensuite le canular, sur le mode du discours trop beau pour être vrai ou de présentations ubuesques très « visuelles ». Les assistances biberonnées à la recherche du profit n'y voient que du feu. Le voile tombe, découvrant un cynisme total. A l'image de ce représentant d'une banque filmé en caméra caché après un canular : « Quoi que l'on fasse cela va couter des vies. Mais si cela rapporte de l'argent c'est acceptable ». Devant les péripéties des Yes Men on est plié de rire, révolté mais aussi revigoré. Le plafond de verre indestructible du tout marché vole en milles morceaux, le néo-libéralisme apparait alors pour ce qu'il est : absurde.

16 octobre 2007

Une idée certaine de l'Europe

Le temps est à la nation. Henri Guaino refait avec Nicolas Sarkozy le coup du nationalisme cocardier voir du néocolonialisme comme jadis le duo Garaud-Juillet l'avait fait avec Jacques Chrirac. Il y a six mois, Ségolène Royal dégaine (à la stupéfaction générale) le drapeau tricolore, la Marseillaise et rengaine le drapeau européen comme l'Internationale. Même le rugby sport collectif et solidaire par essence, est réduit à un magma de chauvinisme par le rouleau compresseur TF1. Le temps est à la nation et au nationalisme. Il faut donc plus que jamais parler d'Europe et porter un nouvel idéal européen : progressiste, social et démocratique.

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03 septembre 2007

La bêtise de la libéralisation

Le néolibéralisme serait l'incarnation du pragmatisme et du réalisme, il aurait un sens inébranlable de l'intérêt général guidé par la main invisible du marché. Pourtant si l'on étudie les libéralisations récentes qui ont eu lieu dans différents secteurs économiques, force est de constater qu'il n'en est rien. Ce sont bien des intérêts privées et la perspective de retour sur investissement permit par de nouveaux marchés qui ont étés déterminantes. Le service rendu à l'usager, l'inscription dans une démarche collective de vivre ensemble et même la viabilité économique ont été bafoués par ces choix. Trois exemples le démontrent  largement : la privatisation-segmentation des transports collectifs à Londres dans les années 1990, la libéralisation du service de renseignement téléphonique en France en 2006, la libéralisation du marché de l'électricité en France en 2007.

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30 mai 2007

Libraires indépendants contre libéralisation

Quand on pense à la privatisation, la libéralisation ou la diminution des services postaux au niveau européen, on se place souvent du côté de l'usager. Pourtant un tel mouvement a aussi des conséquences extrêmement préoccupantes du côté de petits structures essentiels à la diversité culturelle, à l'accès à la culture pour tous, à la contestation par les idées aussi : les libraires et les éditeurs indépendants voir même les bibliothèques publics. Fermeture de bureaux dans des zones moins fréquentés, libéralisation d'une partie des services notamment le colis, abandon d'une tarification réfléchie pour une grille simpliste et moins « coûteuse ». Ces transformations récentes de La Poste en France sont très préoccupantes pour ces petites structures qui utilisent beaucoup ces services. 

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19 mai 2007

L'urgence démocratique et sociale en Chine

Il y a quelques semaines lors d'un débat informel sur la Chine avec deux adhérents de l'UMP, l'un me déclarait que l'état des droits humains et sociaux dans ce pays n'avait que peu d'importance. L'autre me disait que ça n'était pas grave « tant qu'ils travaillaient... ». On expose le miracle économique chinois comme un modèle. On pavoise quand la France passe des contrats commerciaux avec la Chine. Pourtant le régime de la République populaire est bien une dictature violente. L'absence démocratique est empiré par des tensions et des inégalités sociales grandissantes. Nous devons nous en préoccuper.

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