Blog de Thibault Dumas

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Tag - Néo-conservatisme

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25 juin 2009

Glissement néo-conservateur

Bruno Le Maire est un homme politique respectable. Ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin de 2005 à 2007, ce germanophone aux qualités littéraires remarquables incarne une certaine droite sociale déformée par l’offensive du néo-libéralisme (typiquement l’épisode du CPE). Son passage au secrétariat d'État en charge des Affaires européennes (de décembre 2008 à juin 2009) fut largement instrumentalisé par Nicolas Ier en vue des élections européennes et de la nouvelle Commission européenne, mais personne ne remet en cause son européisme. Car Bruno Le Maire est europhile autant que son successeur aux Affaires européennes Pierre Lellouche est atlantiste. Le député UMP de Paris est en effet un véritable ayatollah néo-conservateur, l’homme le plus bushiste de la classe politique française.

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14 décembre 2008

Du néo-conservatisme au paléo-conservatisme

« Les fondamentaux des républicains sont tels, qu'ils ont 20 ans de victoires devant eux ». Voila ce que l'on pouvait entendre, de la part de nombreux commentateurs, au lendemain de la réélection de Bush contre Kerry en 2004. On mesure ainsi le chemin parcouru par Obama et les démocrates depuis. Mais alors que le monde entier se penche sur l'équipe et la politique du nouveau président, il est pertinent de regarder du côté des battus : la droite républicaine. Il faut reconnaitre que McCain fut tout en dignité dans la défaite, contrastant avec une campagne dure et populiste (merci Sarah Palin). Les « robot calls » annonçant le soutien de Fidel Castro à Obama la veille du vote resteront dans les anales de l'histoire américaine. Mais finalement le plus alarmant pour les républicains c'est que même en choisissant le candidat le plus apte à capter les indépendants, le plus critique des années Bush, ils ont subit une lourde défaite. Après cette débâcle en 2008, avec le fiasco du néo-conservatisme, quelle nouvelle synthèse idéologique peuvent choisir les républicains ?

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11 mai 2008

Le 6 mai date maudite

« On ne tire pas sur une ambulance » avait dit François Giroud. On ne devrait donc pas tirer sur un Navire hôpital qui coule, c'est à dire la présidence de Nicolas Sarkozy après un an d'exercice. L'avocat zélé et populiste d'une rupture néo-conservatrice en France s'est transformé en vendeur de télé achat du tout et n'importe quoi réformiste sur la forme et de la liquidation inégalitaire sur le fond. Le hasard veut que dans l'histoire des démocrates, républicains et autres progressistes le 6 mai soit une date sombre. Le 6 mai 1682 Louis XIV s'installe à Versailles, le monarchisme de l'Ancien régime est à son zénith, opulent pour les nobles et oppressant pour le Tiers état. C'est un 6 mai 1941 que Joseph Staline prend la tête de l'URSS, les espoirs de la révolution bolchévique sont définitivement balayés et la dégénérescence dictatoriale du régime soviétique totale. Dans ces deux régimes dictatoriaux les forces démocratiques mirent respectivement 107 ans et 50 ans à gagner la bataille. Bien sûr Sarkozy n'est pas un dictateur ou un fasciste reste que dans l'apogée ou le crépuscule du sarkozysme l'opposition de gauche commet toujours la même facilité. Elle se place toujours par rapport à ce dernier et ne parle pas d'elle même aux citoyens, de son projet alternatif... et court le risque de ne jamais devenir majoritaire, elle.

19 janvier 2008

Les fêlures de la droite républicaine

Ron Paul est un homme politique américain original, et ce pour deux raisons. En premier lieu, il détient le record de levé de fonds en une journée sur internet pour une campagne électorale (6,2 millions d'euros). En second lieu, il essaye de ressusciter un courant politique américain et républicain mort : la droite libertaire. Dans chaque État ou les primaires républicaines ont eu lieu ce politique iconoclaste a fait entre 8% et 10% des voix tandis que le vainqueur était par quatre fois différent. Ces résultats ne sont pas anodins, ils montrent à quel point la droite républicaine homogène et dominante depuis l'élection de Ronald Reagan en 1980 est hétérogène et divisé sur la gestion de l'après Bush.

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06 septembre 2007

Le bonaparto-populisme en action

Il doit y avoir un service chargé d'éplucher les faits divers et les avis de décès à l'Elysée. En effet, le président Nicolas Sarkozy se saisit de tout et de rien, mais surtout des affaires les plus sordides, il mène la politique du fait divers pour proclamer la République des victimes. Des victimes sélectionnés, triés sur le volet bien sûr. La collectivité ne doit pas raisonner en termes de justice, de vérité, de séparation des pouvoirs mais elle doit crier « réaction ! vengeance ! ». Le président, comme d'autres populistes en Europe, se déclare pro peine de mort pour les pédophiles. Il fait appel aux sentiments les plus bas, les plus haineux. Dormez tranquille, de toute façon il n'y a pas à vous inquiéter, en bon père de famille c'est ce même président qui propose les lois, vote les lois, applique les lois, maintient l'ordre et rend la justice. C'est le pouvoir total, personnifié dans un rapport bonapartiste, direct et permanent avec l'opinion.

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11 mai 2007

Le néo-conservatisme l'emporte aux poings

Ce n'est pas un KO ou la violence d'une seule estocade. C'est coup par coup que le néo-conservatisme s'est imposé en France. Une droite avec le sécuritaire, une autre droite avec le néo-libéralisme, un jeu de jambes atlantiste, puis un uppercut avec le populisme et le communautarisme. L'élection de Nicolas Sarkozy en 2007 me fait penser à celle de George Bush en 2004. On a l'impression d'accrocher l'élection, de créer un mouvement populaire, mais au final la résultat est nettement inverse. Si cette victoire signe la revanche d'une certaine bourgeoisie qui n'aspire qu'à la saignée thatchérienne c'est avant tout une défaite pour les salariés, les sans grades, les sans aides, les sans papiers de ce pays. Ceux que Nicolas Sarkozy veut faire devenir des sans rien.

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11 avril 2007

L'égalité réelle contre le darwinisme social

Le terme de darwinisme social a été utilisé récemment par Barack Obama. Le démocrate dénoncé le "darwinimse social" des néoconservateurs qui croient à la prédestination génétique et à l'inéluctabilité des situations sociales. Nicolas Sarkozy à pleinement reprit cette idéologie développé par George W. Bush. Il l'a intégré dans ces propos sur la pédophile et le suicide des jeunes. Mais de façon plus générale il a porté ce darwinisme social dans son exaltation du libéralisme et de l'individualisme "méritocratique". En opposant par exemple ceux qui se lèvent tôt le matin aux chômeurs, aux exclus et aux assistés. La droite défend aujourd'hui une génétique implacable et des privilèges intouchables. Les progressistes doivent contester ces inégalités sociales et porter le combat moral pour l'égalité réelle.

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15 août 2005

Face à l'horreur, une réponse démocratique

Que dire face à l’horreur, que faire face à la barbarie qui ne toc plus à la porte de nos pays, mais qui frappe directement le cœur de nos capitales. Rappeler la lâcheté du procédé, l’ignominie de la mécanique. Frapper des civils, amputer des innocents c’est ne pas avoir le courage de ses idées. C’est avancer à visage masqué pour ne pas avoir à assumer ses opinions. C’était vrai avant-hier à New York, hier à Madrid, c’est vrai aujourd’hui à Londres. Certes cette mécanique de l’utilisation des populations civiles comme otage des conflits n’est pas nouvelle. On en trouve les prémices modernes dans le bombardement de Gernika le 26 avril 1937 par l'aviation allemande au service de Franco. Mais aussi en 1945 avec les bombardements de Hiroshima et Nagasaki par les forces américaines. Cet horrible procédé militaire fut amplement utilisé au 20ème siècle. Mais la différence réside dans le fait que Al-Qaida vit uniquement de cette technique, n’existe que par la terreur imposée aux populations civiles. La réponse que nous apporterons nous, citoyens, est donc déterminante.

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