Blog de Thibault Dumas

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16 novembre 2011

Vers la fin de la voiture à Nantes ?

Désormais, on peut "crébilloner" en toute tranquillité. La flânerie devant les boutiques chics de la rue Crébillon (et de la place Royale) est depuis le 1er juillet dernier strictement piétonne. Première pierre à l'édifice d'un centre-ville sans voitures ? Le calendrier établit par la ville de Nantes le suggère : rénovation du cours des 50 otages lancée cet été, livraison de la place du Bouffay et de la promenade Feydeau "piétonnisée" avant la fin de l'année, mise en place d'une zone à trafic limité en centre-ville mi-2012, sans oublier les réfections de la place Graslin et de l'esplanade du Château qui courront jusqu'à l'automne 2013. Ouf. Une entreprise urbaine que Jean-Marc Ayrault, député-maire PS de Nantes, justifie en ces termes « L’ambition est celle d’un centre-ville animé, convivial, où il fait bon vivre, flâner, travailler. Où l’on profite pleinement du charme de notre patrimoine, où l’on fait ses courses en toute tranquillité, où l’on est protégé des nuisances de la circulation automobile ». Haro sur la voiture donc, avec en ligne de mire les élections municipales de mars 2014.

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19 octobre 2009

Les intérêts particuliers de Rachida Dati

Rachida Dati a des ressources physiques inépuisables. Du moins c'est ce qu'elle s'échine à faire croire. Déjà en janvier 2009, elle avait intégralement mis en scène son retour au conseil des ministres, 5 jours à peine après son accouchement par césarienne. Manœuvre grossière d'une disgraciée du sarkozysme dont les prérogatives (et l'agenda) se réduisaient comme peau de chagrin au ministère de la justice. Aujourd'hui l'ex garde des Sceaux est une ultra-cumularde. Maire du 7e arrondissement, elle est aussi députée européenne. Ses négligences républicaines n'ont d'égales que ses caprices politiques, qui visent à s'arroger toujours plus de pouvoir. Mais les 11 863 euros par mois qu'elle touche de ses mandats, avant impôts, ne suffisent pas à couvrir son train de vie mondain. Alors Rachida Dati fait du « conseil » et se lance même dans l'humanitaire. Un seul mot d'ordre : mes intérêts particuliers avant l'intérêt général.

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27 mars 2008

Leçons d'une claque annoncée

C'est le triomphe du chiraquisme. Après la « claque » des élections municipales (terme utilisé par un élu anonyme mais lucide de l'UMP), Nicolas Sarkozy et ses valets semblent sombrer dans les mêmes travers que Jacques Chirac : dénie des résultats électoraux, surdité politique, grands discours « gaullistes » creux, replis sur la forteresse élyséenne, remaniements de façade. Reste qu'il n'y pas de fusible à Matignon, car le conservatisme provincial bon teint de François Fillon est la dernière valeur refuge de la majorité. L'autre différence est que Nicolas Sarkozy persiste à fleureter avec l'extrême droite en faisant des « coups » très agressifs sur les questions d'immigration et de sécurité. Si il se lance sur le terrain économique et (anti) social, l'attente et les injustices sont tels qu'il risque des mouvements sociaux massifs. Comme Jacques Chirac en son temps.

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17 mars 2008

Michèle Blumenthal ou la modestie progressiste

Sans doute la majorité de ceux qui ne vivent pas dans le 12ème arrondissement de Paris ne connaissent toujours pas Michèle Blumenthal. Pour la plupart des médias c'était « la candidate socialiste » ou « la maire sortante socialiste » qui se présentait face au transfuge du siècle Jean-Marie Cavada. A l'heure des petites phrases saignantes, des parachutages clinquants, de la communication outrancière, Michèle Blumenthal est une exception. A l'image de cette soirée de présentation de la liste municipale « Un temps d'avance pour le 12ème ». Quelques journalistes lui pose des questions et y répondre semblait être pour elle au mieux lassant, au pire un fardeau. Tout au long de la campagne, alors qu'on l'interrogait souvent sur telle ou telle polémique elle répondait innocemment « est ce que je peux vous parler de mon projet pour le 12ème ? ».

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18 février 2008

Le glacial et glaçant Monsieur Cavada

Ce samedi matin il fait un froid polaire sur le marché à Cours de Vincennes dans le 12ème arrondissement de Paris. Jean-Marie Cavada arrive, visage fermé, ton sec, même pas bonjour. L'ambiance est glaciale, plusieurs militants socialistes et communistes le taquine. Une personne de l'UMP tend un tract, « je ne vote pas pour les traîtres ! » lui répond un passant. Monsieur Cavada s'énerve contre les militants de gauche, il dénonce confusément : les logements, la Mairie, les socialistes ... pour rebrousser chemin, visiblement vexé. Les militants UMP sont décontenancés, l'une demande inquiète au téléphone « elle va venir la ministre ? » (Christine Lagarde). Il est comme ça Jean-Marie Cavada à la fois hautain et glacial.

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15 février 2008

Un vote ethnique et communautaire ?

Les élections municipales dans le 13e arrondissement de Paris sont le théâtre d'une dérive politique inquiétante : le communautarisme électoral. Un certain Félix Wu se présente aux suffrages de ses concitoyens pour, selon ses affiches, « une plus juste représentation du 13e ». Bien qu'il fasse référence à une « diversité positive », sa liste veut « représenter la classe asiatique à la Mairie du 13e ». Il s'agit donc pour Félix Wu de rassembler exclusivement un vote communautariste voir ethnique (je n'aime pas utiliser ce terme mais c'est de cela qu'il s'agit). Cette candidature va à l'encontre de trois principes fondamentaux. Un, on appartient avant tout à une collectivité démocratique et solidaire (Ville, Région, État-nation, Europe), et ce quelle que soit son origine. Deux, un élu exerce son mandat dans le but de l'intérêt général de l'ensemble d'une population et non d'une communauté. Trois, se présenter au nom d'une communauté c'est s'y limiter et être en contradiction avec la métissage culturel.

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