« On ne tire pas sur une ambulance »
avait dit François Giroud. On ne devrait donc pas tirer sur un Navire hôpital
qui coule, c'est à dire la présidence de Nicolas Sarkozy après un an
d'exercice. L'avocat zélé et populiste d'une rupture néo-conservatrice en
France s'est transformé en vendeur de télé achat du tout et n'importe quoi
réformiste sur la forme et de la liquidation inégalitaire sur le fond. Le
hasard veut que dans l'histoire des démocrates, républicains et autres
progressistes le 6 mai soit une date sombre. Le 6 mai 1682 Louis XIV s'installe
à Versailles, le monarchisme de l'Ancien régime est à son zénith, opulent pour
les nobles et oppressant pour le Tiers état. C'est un 6 mai 1941 que Joseph
Staline prend la tête de l'URSS, les espoirs de la révolution bolchévique sont
définitivement balayés et la dégénérescence dictatoriale du régime soviétique
totale. Dans ces deux régimes dictatoriaux les forces démocratiques mirent
respectivement 107 ans et 50 ans à gagner la bataille. Bien sûr Sarkozy n'est
pas un dictateur ou un fasciste reste que dans l'apogée ou le crépuscule du
sarkozysme l'opposition de gauche commet toujours la même facilité. Elle se
place toujours par rapport à ce dernier et ne parle pas d'elle même aux
citoyens, de son projet alternatif... et court le risque de ne jamais devenir
majoritaire, elle.






