Blog de Thibault Dumas

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11 septembre 2009

La quadrature du cercle écologiste

Le vert est à nouveau tendance. Alors qu'il y a encore deux ans les Verts étaient une espèce en voie de disparition politique, il sont aujourd'hui dans un cycle de régénération depuis leur éclosion électorale au sein d'Europe écologie (EE) lors des européennes du printemps dernier (16,28 % simplement à 0,2% du Parti socialiste). Fini les querelles intestines à n'en plus finir des Verts. Au diable les divisions historiques du mouvement écologiste entre : associatifs et politiques, apolitiques et progressistes, réalistes et radicaux. Les écologistes en général et les Verts en particulier sont sur un petit nuage, qui plane très haut dans le ciel politique français. Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, nie toute ébriété électorale prônant « beaucoup de modestie, beaucoup de responsabilité ». Et les écolos en auront besoin car ils font face à une véritable quadrature du cercle.

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27 mai 2009

4 raisons de voter pour le Parti socialiste européen

Les élections européennes c’est un peu comme l’histoire de la poule et de l’œuf. On ne sait qui des citoyens ou des médias se sont désintéressés en premier de ce scrutin. Mais la réalité démocratique est la. Depuis la première élection directe du Parlement européen l’abstention n’a eu de cesse d’augmenter : de 39,3% en 1979 à 57,2% en 2004. Ce phénomène n’est pas spécifique à la France puisque lors de ces dernières élections l’abstention était de 55,5% en moyenne dans l’Union européenne. Pourtant l’enjeu est crucial à l’aune d’une crise capitaliste d’une rare violence, particulièrement pour les salariés et la jeunesse européenne. Il y a urgence à renouer avec le fil d’une Europe sociale et démocratique, à combattre le fanatisme libéral, qui sous les bons mots est toujours aussi virulent en Europe. Voici 4 raisons de voter pour les listes du Parti socialiste européen le 7 juin.

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10 mai 2009

Le retour de la stratégie du radis

Dans son éditorial du 4 mai 2009 dans Libération, Laurent Joffrin est limpide: le Parti socialiste doit s’allier avec le MoDem dans une « grande coalition de l’après sarkozysme ». Cette stratégie en dehors d’une « combinaison d’appareils », qui intégrerait aussi les gaullistes sociaux et les écologistes serait la seule à même d’empêcher un second mandat de Nicolas Sarkozy. Mieux, par l’adoption d’une stratégie verticale peuple contre élites, en lieu et place d’une opposition horizontale gauche contre droite, on abattrait le néo-libéralisme chancelant. Le côté « pavé dans le mare » de cet édito ne doit pas effacer sa principale portée. Le retour anachronique de la stratégie du radis façon radical-socialisme. Le rouge dehors (l’après Sarkozy, l’après libéralisme), blanc dedans (le pot-pourri politique, le centrisme).

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27 mars 2008

Leçons d'une claque annoncée

C'est le triomphe du chiraquisme. Après la « claque » des élections municipales (terme utilisé par un élu anonyme mais lucide de l'UMP), Nicolas Sarkozy et ses valets semblent sombrer dans les mêmes travers que Jacques Chirac : dénie des résultats électoraux, surdité politique, grands discours « gaullistes » creux, replis sur la forteresse élyséenne, remaniements de façade. Reste qu'il n'y pas de fusible à Matignon, car le conservatisme provincial bon teint de François Fillon est la dernière valeur refuge de la majorité. L'autre différence est que Nicolas Sarkozy persiste à fleureter avec l'extrême droite en faisant des « coups » très agressifs sur les questions d'immigration et de sécurité. Si il se lance sur le terrain économique et (anti) social, l'attente et les injustices sont tels qu'il risque des mouvements sociaux massifs. Comme Jacques Chirac en son temps.

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30 janvier 2008

Le surmoi centriste

La gauche socialiste a longtemps été critiquée pour son « surmoi marxiste », c'est à dire l'appréhension du quand-dira-t'on communiste (hier) puis gauchiste (aujourd'hui). Cette peur l'a souvent conduite à adopter un discours vulgairement et grossièrement marxiste. Mais depuis l'élection présidentielle et à l'approche des élections municipales un nouveau surmoi anime la gauche socialiste : « le surmoi centriste ». La peur du quand dira-t-on centriste, le frétillement devant l'électeur ou (plus rare) l'élu MoDem. L'adoption d'un discours platement démocrate et le malaise sur les questions sociales. Ce comportement du PS est pour le moins curieux. Il courtise un Mouvement Démocrate mal en point sans même débattre clairement de cette stratégie d'alliance avec le centre.

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