Novembre 2008 - novembre 2010. Deux ans déjà. Deux ans pendant lesquelles l'Amérique est apparue tour à tour réfléchie, progressiste et admirable (Barack Obama) puis gougnafiasse, réactionnaire et détestable (le mouvement Tea Party). Une dichotomie qui devait tourner à un affrontement politique inédit à l'occasion de ces élections de mi-mandat cuvée 2010. En réalité le résultat de ce scrutin s'avère cruellement banal pour Obama. L'administration en place a été sanctionnée : midterms as usual. Rappellons que lors des échéances électorales de 1994 la "révolution républicaine" frappa de plein fouet Bill Clinton - perte des deux chambres au Congrès - ce qui ne l'empêcha pas d'être (très) confortablement réélu en 1996. Les excès et les approximations des commentateurs des deux côtés de l'océan Atlantique - "La Claque" - a titré Libération le 4 novembre dernier - ne sont que le retour des balancier des louanges outrancières qui accompagnèrent l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche. Les vraies leçons sont autres.