Blog de Thibault Dumas

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Tag - Martine Aubry

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10 octobre 2011

Les candidats au second tour de la primaire et l'Europe 1/2

Entre deux tours des primaires citoyennes organisées par le Parti socialiste en France. Face à face, Martine Aubry, mairie de Lille, et François Hollande, député de Corrèze. Mais quelle place pour l’Europe dans des débats souvent très nationaux ? Les deux candidats revendiquent l’héritage européen de Jacques Delors, président (emblématique) de la Commission européenne de 1985 à 1994, l’une comme « fille de », l’autre comme ex président du delorien Club témoin. Pour ce premier volet, Euros du Village s’est entretenu avec Pervenche Berès eurodéputée reconnue, chargée des questions européennes dans la campagne de Martine Aubry.

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08 juillet 2011

Les dix piteuses

Jadis Joseph Staline gommait Léon Trotsky des photos, aujourd'hui Martine Aubry efface François Hollande des textes. Lors de la Convention nationale du projet socialiste, le 28 mai dernier à Paris, l'actuelle Première secrétaire du PS convoque le passé et cite ses prédécesseurs présents dans l'assistance : « Sont la ceux qui représentent pour nous l'essentiel, c'est-à-dire les fondations de notre parti : Pierre Mauroy, Lionel Jospin, Laurent Fabius, Henri Emmanueli, qui ont porté notre parti et qui ont toujours gardé les principes et les valeurs qui sont les leurs (...) ». Manque à cette liste éléphantesque, François Hollande pourtant assis au premier rang dans le public. Consciemment ou inconsciemment la maire de Lille fait ainsi table rase du passé hollandais du Parti socialiste. Le député de Corrèze, lui, assume les « réussites » et les « échecs » de cette période, mais relooké, amaigri et gominé, il abat la carte du changement, porté vers 2012 par des vents sondagiers favorables. C'est oublier les dix piteuses de la rue de Solférino, de 1997 à 2008.

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26 septembre 2010

L'hypothèque DSK

Séducteur, Dominique Strauss-Kahn l'a toujours été. Dans tous les sens du terme. Charismatique et brillant sur le plan intellectuel, indéniablement DSK l'est. L'anecdote raconte qu'en 1996 il inventa pour la gauche les 35 heures et les emplois jeunes... sur un coin de table. En 2002 il publia La Flamme et la Cendre, aggiornamento socialiste le plus bandant de ce début 21e siècle - qui a d'ailleurs motivé l'engagement de nombreux strauss-kahniens. L'ancien pilier de la dream team de Lionel Jospin surfe sur des vagues de sondages outrancièrement favorables. Pourtant Kahn do pourrait bien boire la tasse lors de la session présidentielle de 2012. En cause, son éloignement des messes basses du PS, son positionnement politique et son déficit de fibre populaire.

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05 octobre 2009

La rénovation jusqu'au bout

C'est fait. Les camarades socialistes ont fourni à la direction du PS la décoration, l’outillage et la quincaillerie de la rénovation. Martine Aubry, telle une Valéry Damido du socialisme, à maintenant un mandat clair pour ravaler la « vielle maison » socialiste. La participation, enjeu de cette consultation interne, a été décevante à Paris mais importante en province. Plus de 92 000 militants qui se déplacent pour un projet positif, c’est un signal fort. Aucune autre force politique française ne peut se targuer d’une telle puissance démocratique. En nombre de militants c’est un record pour un référendum interne depuis 1995, excepté de vote houleux sur le TCE à l’automne 2004. Les tentatives de déstabilisation de certains barons conservateurs (sur le non-cumul des mandats), ou autres apparatchiks (sur les primaires à gauche) ont été balayées avec respectivement 68% et 72% des voix.

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15 mars 2009

La gauche percutante sur les libertés

Le PS est à la politique ce que le PSG est au football : on adore le détester. Alors quand la « vielle maison » socialiste fait de la politique de façon percutante il faut le souligner. C'est le cas de l'ouvrage « La France en libertés surveillés » (le télécharger). Du côté des conservateurs on s'époumone, un « tract » (Jean François Copé) venant d'un « groupuscule d’extrême gauche » (Frédéric Lefebvre). Coordonné par Marie-Pierre De La Gontrie, ce livre est bien écrit, factuel et argumenté. Il donne une lecture globale à une kyrielles d'événements révoltants, déconnectés (en apparence) les uns des autres. Il démontre méthodiquement comment le sarkozysme fait reculer les libertés et corsète la société. C'est aussi une rénovation de la pensée du PS en matière de libertés publiques, rompant avec la logique « chevènementiste » voir sécuritaire du colloque de Villepinte en 1997. Ce livre incarne l'opposition de gauche telle qu'elle devrait être en permanence. En mouvement.

28 novembre 2008

Au boulot les socialistes

C'était à la Mutualité, quelques heures avant l'investiture de Martine Aubry comme Première secrétaire du PS. La pénombre, l'éclairage rouge du fond de scène, la rose au poing qui brille, la salle aux trois quarts vide : l'ambiance est à la fois surréaliste et intimiste. Dans le groupe de socialistes aubrystes qui s'est formée, « la belle lilloise » est une militante parmi d'autres. On pourrait la croire galvanisée par cette victoire qui vient de si loin, mais elle prend la parole calmement sans triomphalisme, le temps du travail à déjà commencé. Ce moment est à l'image de la campagne interne qui a durée pratiquement 8 mois : collective, fraternelle, organisée... une vraie épopée militante en fait malgré la rudesse du Congrès. D'ailleurs, un débat interne rude ne signifie pas automatiquement un échec, au contraire : « Il faut avoir un chaos en soi-même pour accoucher d'une étoile qui danse  » comme le disait Nietzsche (et non Royal ou Jaurès !).

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18 novembre 2008

La lutte finale au PS

A l'arrivée à Reims c'est un épais brouillard et la pluie qui étaient au rendez-vous. Au départ c'est un ciel blanc avec de la bruine. Une météo à l'image du Congrès du PS, pas encore un grand souffle de changement à gauche mais des éléments rationnels pour y croire. Bien sûr les échos médiatiques sont très sévères, car pour les journalistes il n'y avait pas d'alternative : c'était soit le sacre, soit le massacre de Reims. Ce fut pourtant ni l'un, ni l'autre. Pour reprendre les mots de conclusion d'Adeline Hazan « Ce Congrès n’a été ni celui d’Epinay, ni celui de Rennes, juste le Congrès de Reims ». Je reviens pour ma part de ce 75ème Congrès socialiste avec un certain optimisme, il faudra que cela se confirme dans les urnes cette semaine.

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13 novembre 2008

Les deux impasses à éviter

« C'est le bordel, je ne comprend rien à ce qui se passe » voila ce que l'on entend le plus souvent dans les bouches socialistes depuis le vote du 6 novembre. Ce scrutin a démontré l'utilité des procédures démocratiques internes du PS, ce parti n'est pas encore la SFIO ou le Parti radical : il bouge. Encore faut-il le bouger dans la bonne direction. Les portes paroles de l'UMP, Frédéric Lefebvre et Dominique Paillé (la brute et le truand du sarkozysme), peuvent déverser des torrents de communiqués de presse insultants sur le PS, la réalité est que la droite ne comprend rien à cette démocratie interne de parti. Laissons leurs les attributs du bonapartisme marketing. Mais revenons au vote, selon moi il a des significations claires et parfois contradictoires. Surtout il impose d'éviter deux impasses pour la suite du Congrès de Reims : le présidentialisme hystérique et le retour du hollandisme immobiliste.

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