« Ils ne représentent que 8,2 % de la population, et ils prennent en otage les français », voilà l'approche dite « Café du commerce » de la représentativité syndicale et de la démocratie sociale en France. On se penche donc toujours du côté des syndicats ouvriers et salariés, avec surtout la volonté de les affaiblir. Pourtant la représentativité des syndicats patronaux est un véritable scandale. Le CNPF transformé en MEDEF prétend depuis 60 ans représenter seul tous les chefs d'entreprises. Un oligopole chez les tenants de la libre concurrence et du « fanatisme de marché ». Qui élit ces représentants des chefs entreprises ? Personne. Résultat, ils défendent caricaturalement les  intérêts du capital, et sont finalement assez proche de la pensée patronale oppressante du 19ème siècle : quelle modernité ! Le MEDEF ne réfléchit clairement pas à la réalité des entreprises, encore moins à celle du monde du travail. Sur le plan démocratique, c'est en réalité plus un lobby (historique) qu'un syndicat, car il ne représente personne à part lui-même.