Hasard urbain. Au numéro 30 de la rue des Olivettes à Nantes, une crèche associative. Au 28, un club libertin "non conformiste", l'Orchidée noire, institution nantaise du coquinage ouverte toute l'année, 7 jours sur 7, de 14h à 2h. Créé il y a 10 ans dans le quartier de la Madeleine, l'enseigne a ensuite déménagée dans cette ancienne épicerie au milieu des années 2000. Épicé, l'endroit l'est resté. On entre via une porte toute de noire matelassée et un grand rideau noir. L'espace est immense, l'atmosphère particulière, parfois inquiétante, « Au début ça peut paraître surprenant » concède une échangiste angevine. La décoration penche du côté de l'érotisme baroque. Au rez-de-chaussée un bar et une discothèque. Dans un coin l'entrée vers le coin balnéo : jacuzzi, sauna et hammam. A l'étage la chose se fait plus explicite. Une multitude de chambres suivant les pratiques : lits ronds pour le sexe en groupe, vitre sans tain et miroirs pour l’exhibitionnisme, chambre des mille et nuits pour l'exotisme... Au bout d'un (long) couloir la salle sadomasochiste, sa croix, ses chaînes.