Les entreprises humaines sont vouées à disparaître, les organisations politiques peut-être plus que les autres. Le Mouvement des jeunes socialistes créé en 1993 est au bord du gouffre. Parler des jeunes socialistes, c'est déjà s'adresser à un public extrêmement restreint, une « niche » politique de 5300 militants aujourd’hui alors que l'organisation affirmait en avoir 10 000 au lendemain du mouvement anti-CPE. Au congrès de Grenoble les 20, 21 et 22 novembre dernier le MJS avait l'ambition de porter « la gauche au sommet ». Mieux, depuis lors sa nouvelle présidente Laurianne Deniaud prétend faire table rase du passé au sein de l'organisation, jouant à fond la partition du « plus rénovateur que moi tu meurs ». Les jeunes socialistes peuvent-ils vraiment se rénover ?