Blog de Thibault Dumas

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27 mars 2009

L'autoliquidation du travaillisme israélien

« Aujourd'hui nous verrons si le Parti travailliste cède au reniement de Barak et s'autoliquide ». Yoel Marcus, éditorialiste au journal israélien Haaretz avait prévenu. L'enterrement du travaillisme israélien a bien eu lieu. C'est Ehud Barak, pianiste émérite, qui en a joué la marche funèbre. Pour satisfaire ses ambitions personnelles. Pour servir d'alibi et d'écran de fumée à une coalition de droite très dure Netanyahu-Liebermann. Pour pérenniser son poste de ministre de la Défense. Pour cacher le fait que c'est un piètre stratège politique. Barak a eu le culot de se comparer à Moshe Dayan, qui avait rejoint le gouvernement de droite de Begin en 1977. Mais celui-ci avait été courageux. Il avait quitté le Parti travailliste. Il se sentait obligé de faire la paix après l'échec de la Guerre du Kippour qui l'avait rendu dépressif.

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13 janvier 2009

Artisans de la paix en temps de guerre

Les bombes et les missiles israéliens pleuvent sur Gaza. Les roquettes du Hamas tombent sur le Sud d'Israël. La disproportion guerrière de Tsahal, la violence et le désastre humain sont tels, que devant le flot incessant et répétitif des images cela en devient banal. L'horreur absolue, la guerre devient banale. En France, ce sont les préjugés qui pleuvent. La bêtise extrémiste et communautariste (d'ou qu'elle vienne) à voix au chapitre : « Dis moi qui tu es, je te dirais qui tu soutiens ». C'est ying contre yang, noir contre blanc, bloc contre bloc, pro-israéliens contre pro-palestiniens. Peu importe la recherche de la paix, l'important est de s'indigner le plus possible en faveur d'un « camp », et de faire le lit des plus extrémistes. Dans ce chaos réel (là-bas) comme verbal (ici), certains ont le courage d'être à contre-courant. D'être des artisans de la paix et de la justice en temps de guerre.

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08 janvier 2009

La folie guerrière

« Pluie d'été » contre « Plomb durci ». Les noms des opérations militaires de Tsahal changent, la folie guerrière reste. Les similitudes avec le conflit du Sud Liban en 2006 sont démoralisantes. La pratique de la terreur meurtrière par les tirs de roquettes (hier du Hezbollah aujourd'hui du Hamas), les représailles d'une violence inouïe par l'armée israélienne. Entre les deux, les gazaouis, appauvrient par les uns pour être tués par les autres. Le blocus, l'enclavement entre l'Égypte et Israël, le conflit Hamas / Fatah, la guerre maintenant, tout consacre l'agonie de Gaza tout autant que la désagrégation de l'unité palestinienne. Le Hamas pourtant affaiblit depuis son arrivée au pouvoir, se retrouve revigoré par cette guerre. Plus simple de jouer les martyrs terroristes en temps de guerre, que de redistribuer les richesses et dialoguer pour faire la paix. La disproportion belliciste de Tsahal est tout aussi alarmante. Les extrémistes va-t-en guerre israéliens comme palestiniens semblent avoir des intérêts communs à ce conflit meurtrier.

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