Blog de Thibault Dumas

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

11 mai 2008

Le 6 mai date maudite

« On ne tire pas sur une ambulance » avait dit François Giroud. On ne devrait donc pas tirer sur un Navire hôpital qui coule, c'est à dire la présidence de Nicolas Sarkozy après un an d'exercice. L'avocat zélé et populiste d'une rupture néo-conservatrice en France s'est transformé en vendeur de télé achat du tout et n'importe quoi réformiste sur la forme et de la liquidation inégalitaire sur le fond. Le hasard veut que dans l'histoire des démocrates, républicains et autres progressistes le 6 mai soit une date sombre. Le 6 mai 1682 Louis XIV s'installe à Versailles, le monarchisme de l'Ancien régime est à son zénith, opulent pour les nobles et oppressant pour le Tiers état. C'est un 6 mai 1941 que Joseph Staline prend la tête de l'URSS, les espoirs de la révolution bolchévique sont définitivement balayés et la dégénérescence dictatoriale du régime soviétique totale. Dans ces deux régimes dictatoriaux les forces démocratiques mirent respectivement 107 ans et 50 ans à gagner la bataille. Bien sûr Sarkozy n'est pas un dictateur ou un fasciste reste que dans l'apogée ou le crépuscule du sarkozysme l'opposition de gauche commet toujours la même facilité. Elle se place toujours par rapport à ce dernier et ne parle pas d'elle même aux citoyens, de son projet alternatif... et court le risque de ne jamais devenir majoritaire, elle.

18 octobre 2007

Dominique de Villepin ou le traitre antique

Qui est ce membre véhément de l'opposition ? Qui dénonce avec une telle ardeur le pouvoir en place ? Va-t-il déposer une motion au prochain congrès du Parti socialiste ? Veut-il prendre le leadership de la gauche en vue des élections présidentielles de 2012 ? Non, c'est Dominique de Villepin qui fait ses gammes anti-sarkozystes. Ce qui délicieux à écouter l'ancien Premier ministre, c'est qu'il est un traite antique, usant de ses tirades comme autant d'armes contre l'Élysée. Héritier désigné par le vielle empereur Chirac, il fut écarté de la succession au pouvoir par le perfide Sarkozy, fils rejeté. Tel un traitre au nouveau César, Galouzeau de Villepin dénonce et poignarde sans relâche un pouvoir qu'il ne connaît que trop bien, pour y avoir exercé longtemps comme conseiller de l'ombre. Ainsi, il est le surmoi chiraquien, proclamant tout haut ce que l'empereur à la retraite n'ose dire que tout bas. Son éloquence désuette mais tellement inspirée a côté de la vulgarité de Nicolas Sarkozy, n'a d'égale que sa mauvaise foi. Car Dominique de Villepin ne dénonce pas tant les choix du pouvoir que le fait de ne pas être lui même au pouvoir. Il méprise tellement le suffrage universel et la démocratie qu'il pense que les luttes politiques ne se gagnent que dans l'ombre des officines et dans la lumière de ses envolées lyriques.

16 janvier 2007

Jaurès assassiné une seconde fois

Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès père du socialisme humaniste français est assassiné au Café du croissant. Le militant de la droite nationaliste Raoul Villain anéanti l'espoir de la paix en tuant Jaurès. Les socialistes se rallient à l'Union sacrée, la guerre commence trois jours pus tard. Le 14 janvier 2007, presque 100 ans après la mort du géant Jaurès, le petit Sarkozy champion de cette droite haineuse cite à trois reprises le socialiste dans son discours d'investiture autocratique en se demandant "pourquoi la gauche n’entend-elle plus la voix de Jaurès ?". Espérons que Jean Jaurès n'entende pas la voix de cette droite sarkozyste, cette droite décomplexée qui assassine l'esprit du socialisme jauressien.

Lire la suite...

29 septembre 2006

N'oublions pas l'apport du socialisme suédois

Qui l’aurait cru ? Après soixante-quinze ans de domination de la vie politique et douze ans de gouvernance sans partage, la Social-démocratie suédoise en coalition avec les Verts et les post-communistes perd les élections. Elle laisse place à une coalition de droite libérale. Les conservateurs vont gouverner pour la première fois dans l’histoire moderne de la démocratie suédoise, chose unique dans le paysage politique européen. A droite bien sûr cette défaite ravit les fondamentalistes du marché qui s'empressent de brûler sur un bûcher l'Etat providence. De façon plus étonnante certains à gauche s’empressent de pointer l’échec du réformisme de gauche de nos camarades suédois; voir de remettre à l’ordre du jour la méthode révolutionnaire ou la rupture avec le marché. Bien qu’on puisse être en désaccord comme je le suis avec une certaine tendance gestionnaire et austère de Goran Persson, c’est bien vite oublier l’histoire et l'apport du socialisme suédois.

Lire la suite...

17 juin 2006

Une lutte indispensable contre l’extrême droite

« C’est en faisant baisser l’extrême droite dans les têtes que nous la ferons baisser dans les urnes ». Plus qu’une conviction politique certains militants de gauche s’engagent contre le Front National par impératif républicain et nécessité démocratique. Cet engagement partisan prend une force particulière dans certaines régions de France. C’est le combat de ceux qui militent dans ces localités ou l’extrême droite ne fait pas 16 % comme un certain 21 avril 2002 mais régulièrement 28 % des suffrages. C’est le courage de ceux qui manifestent aujourd’hui comme il y a 10 ans, 20 ans dans ces endroits marqués de la peste brune. C’est la lutte de ceux qui portent la tolérance par ce que nous sommes « tous différents, tous égaux ». C’est l’inquiétude de ceux qui ne cessent de nous dire que loin de notre parisianisme ce « fascisme rampant » est pour eux palpable au quotidien. Notre devoir collectif est de déchiffrer les racines insupportables de l’ultra droite. Notre conscience collective doit s’alarmer quand à ses perspectives de développement. Notre action collective doit être de lutter avec de nouveaux moyens contre ce totalitarisme des consciences.

Lire la suite...

16 janvier 2006

Un symbole pour le Chili, une espérance pour son peuple

« L'histoire est à nous, c'est le peuple qui la fait » avait dit Salvador Allende. Dans un monde qui donne souvent matière au pessimisme l’élection de la socialiste Michelle Bachelet à la présidence du Chili fait naître un vent d’optimisme pour ce pays et renforce la vague rose du changement qui balaye l'Amérique du Sud. En témoigne la récente élection de Evo Morales leader du Mouvement vers le Socialisme (MAS) à la tête de la Bolivie. C’est ici un grand élan populaire pour plus de solidarité et d'équité qui se concrétise. Mais c’est aussi un renouvellement démocratique et une victoire historique de la gauche chilienne sur le souvenir et l’histoire de la dictature Pinochiste.

Lire la suite...

13 décembre 2005

Mobilisation pour l'abrogation de l'article 4

« Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ». Cet extrait de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 montre à quel point la majorité actuelle se complet dans un néocolonialisme répugnant. Car la démocratie, le pouvoir législatif ne peut prétendre établir une vérité positive ou négative d’un évènement ou d’une période, tout ce qui importe c’est la vérité historique. Jacques Chirac qui paraît aujourd’hui s’émouvoir de ce texte l’a pourtant contresigné pour le promulguer, la droite reste finalement une caricature d’elle-même, prompte à considérer une population, une culture, voir une civilisation supérieure à une autre. Ce fait est d’autant plus écœurant que nous n’avons jamais fait le travail critique de mémoire et d’histoire qui s’impose concernant la période de la colonisation et de la décolonisation.

Lire la suite...

page 2 de 2 -