Nous sommes en 2011, toute l'Union
européenne est dirigée par des capitalistes… Toute ? Non ! Car une
île peuplée d'irréductibles collectivistes résistent encore et toujours à
l'impérialisme et au capitalisme. La République de Chypre, ses 780 500
habitants, sa superficie proche de celle de la Corse… et son pouvoir
communiste. Le Parti progressiste des travailleurs (AKEL) et son poing auréolé
d'un marteau, dominent depuis une décennie la scène politique de Chypre, l'île
au drapeau orné de deux branches d’oliviers et d'une carte couleur cuivre. Le
président Dimitris Christofias, élu aux élections présidentielles de février
2008, est le seul et unique chef d’État communiste au sein de l'Union
européenne. Un vestige soviétisant au milieu de la Méditerranée.
Mieux que les Experts de Las Vegas, Miami ou New
York, il y a les agents de la Commission européenne et de la Banque centrale
européenne (BCE) en Grèce. Depuis 3 semaines, main dans la main avec ceux du
Fonds monétaire international (FMI), ils effectuent des descentes dans les
ministères grecques « dépensiers ». Ces limiers épluchent les
comptes, dissèquent les dépenses et font la traque au gaspillage. Car le plan
d'austérité du gouvernement de George Papandreou - qui obéit aux
recommandations du FMI et de l'UE – vise à économiser 30 milliards d'euros sur
3 ans. Soit une réduction du déficit budgétaire de 8,1% du PIB aujourd'hui à
2,6% du PIB en 2013. L'Europe se fait ainsi gardienne du temple de l'orthodoxie
budgétaire grecque. Un réveil bien tardif.





