Blog de Thibault Dumas

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10 juillet 2009

L'échappée politique de Lance Armstrong

Lance Armstrong n'a jamais caché son appétit politique. En 2005, il déclarait au magazine Outside, dédié aux activités en plein-air, ses ambitions pour le Texas : « peut-être que je me présenterais pour devenir Gouverneur ». Le manoir du Gouverneur lui plaît même beaucoup : « (…) c'est vraiment un beau manoir. Un bel endroit, une belle maison ». Pas de second degré. Une cupidité assumée. Pour son retour sur le Tour de France le texan a été tout aussi clair : « J’ai décidé de revenir au cyclisme dans le but de sensibiliser l’opinion publique au fléau du cancer ». Sa piqûre de rappel sur le circuit professionnel en 2009 ? Un marche-pied pour la promotion millimétrée de Livestrong, son association controversée de lutte contre le cancer. Son ONG, son Texas natal, deux piliers d'un même appétit frénétique pour la politique.

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25 juin 2009

Glissement néo-conservateur

Bruno Le Maire est un homme politique respectable. Ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin de 2005 à 2007, ce germanophone aux qualités littéraires remarquables incarne une certaine droite sociale déformée par l’offensive du néo-libéralisme (typiquement l’épisode du CPE). Son passage au secrétariat d'État en charge des Affaires européennes (de décembre 2008 à juin 2009) fut largement instrumentalisé par Nicolas Ier en vue des élections européennes et de la nouvelle Commission européenne, mais personne ne remet en cause son européisme. Car Bruno Le Maire est europhile autant que son successeur aux Affaires européennes Pierre Lellouche est atlantiste. Le député UMP de Paris est en effet un véritable ayatollah néo-conservateur, l’homme le plus bushiste de la classe politique française.

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02 août 2008

Le changement au-delà des États-Unis

Vu d'Europe on ne se rend pas compte à quel point  la tournée de Barack Obama sur le vieux continent est politiquement audacieuse et périlleuse. Car c'est cette « vielle Europe » que vilipendait Donald Rumsfeld (lorsque ses peuples s'opposaient à la guerre en Irak), c'est cette « allure d'européen » que l'on reprochait vertement à John Kerry en 2004 (il parlait français, comble du snobisme de gauche de la côte Est). Il est évident que chaque présidentielle au pays à la bannière étoilée fait émerger la même problématique : le monde a les yeux rivés sur l'Amérique, alors que les américains ont les yeux braqués sur... eux même, dans un nombrilisme nationaliste accentuée par le 11 septembre 2001. Même Ronald Reagan qui avait fait sa campagne de 1981 sur une politique étrangère dure face à l'URSS avait toujours refusé de voyager à l'étranger pour rencontrer des dirigeants européens, encore moins des pays de l'Est. Obama incarne donc l'espoir d'un changement vers une politique étrangère des Etats-Unis plus ouverte et multilatérale.

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17 janvier 2008

Définitivement goodbye Monsieur Blair

Cher Monsieur Blair, je me permets de vous interpeler en tant que simple militant de gauche, « la vielle gauche » comme vous dites. Je vais être honnête, j'ai un vieux passif avec vous car ma rupture intellectuelle avec le courant politique qui porte votre nom (« le blairisme ») fut inhérente à mon engagement politique. Mais je ne veux pas seulement vous parler ici d'une rupture intellectuelle mais surtout d'une rupture morale. Elle a commencé par votre soutien total à la diplomatie haineuse et sanguinaire de Bush fils. Elle a continué avec ces innombrables textes communs signés avec messieurs Aznar et Berlusconi des hommes politiques « progressistes » comme vous dites. Elle a prit un tour plus personnel, pour nous français, quand au printemps dernier vous avez frénétiquement soutenu Nicolas Sarkozy contre Ségolène Royal, pourtant membre du Parti Socialiste Européen tout comme vous, tout comme moi.

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14 février 2005

L'occident face aux tragédies du monde

Comme vous le savez une catastrophe extrêmement violente a touché l'Asie du sud-est le 26 décembre 2004. Les pays victimes du tsunami consécutif aux tremblements de terre sont nombreux : l'Indonésie, la Thaïlande, le Sri Lanka, L'inde, le Bangladesh, le Myanmar (la Birmanie) et la Somalie. Selon le premier secrétaire de l'ONU Monsieur Annan (intervention du 11.01.2005) le bilan final pourrait avoisiner plusieurs centaines de milliers de morts et un nombre indéterminable blessés. Néanmoins il faut rester prudent quand aux termes qualificatifs de cette tragédie. On ne peut parler de " catastrophe du siècle " alors que celui ci n'a historiquement commencé que depuis 4 ans. Le traitement médiatique de cet évènement est révélateur de l'ambiguïté de l'occident face aux tragédies du monde.

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