Jusqu’ici Orlesan était un rappeur sympathique. Provincial dans un genre musical principalement parsiano-marseillais. Blanc ce qui lui vaut le qualificatif réducteur de « Eminem français ». Ostensiblement second degré dans un rap très bling-bling et premier degré. Puis patatras. Haro sur Orelsan. Lynchage politique autour de la chanson « Sale pute » (bien foutue musicalement d'ailleurs). Valérie Letard, Secrétaire d'État à la solidarité (Nouveau centre) : « une véritable incitation à la haine voire au meurtre en direction des femmes ». François Bonneau, président PS de la région Centre « dégradant, outrancier, en un mot inacceptable ». Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF : « (…) une image particulièrement dégradante [des femmes] et justifiant tous les crimes à leur égard ».