Une écologiste en safari aux derniers jours
d'aout. Eva Joly sort son fusil et tire sans sommation sur deux éléphants
socialistes. La première salve est pour le maire de Paris Bertrand Delanoë à
propos de l'accord passé avec l'UMP sur les emplois fictifs de l'ère Chirac :
« C’est un mauvais deal au très haut niveau qui traduit une fois encore un
mépris de la justice ». La seconde rafale est pour le directeur général du
Fond monétaire international : « Je connais bien Dominique Strauss-Kahn, je
l’ai mis en examen ». Cette boutade, auréolée du prix humour et politique
2010, ne fait pas rire tout le monde. Martine Aubry recadre vertement Cécile
Duflot pour qu'elle tienne Joly. En vain ? « Il faut qu’ils comprennent
qu’elle n’est pas sous tutelle, notamment des appareils Verts ou PS »
clame l'eurodéputé - et proche d'Eva Joly - Yannick Jadot. La mue des Verts en
Europe écologie n'est pas un long fleuve tranquille, ça n'est point un scoop.
Mais le vrai talon d'Achille d'Eva Joly est ailleurs : sa faiblesse en matière
économique et sociale.









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