Le vert est à nouveau tendance. Alors
qu'il y a encore deux ans les Verts étaient une espèce en voie de disparition
politique, il sont aujourd'hui dans un cycle de régénération depuis leur
éclosion électorale au sein d'Europe écologie (EE) lors des européennes du
printemps dernier (16,28 % simplement à 0,2% du Parti socialiste). Fini les
querelles intestines à n'en plus finir des Verts. Au diable les divisions
historiques du mouvement écologiste entre : associatifs et politiques,
apolitiques et progressistes, réalistes et radicaux. Les écologistes en général
et les Verts en particulier sont sur un petit nuage, qui plane très haut dans
le ciel politique français. Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, nie
toute ébriété électorale prônant « beaucoup de modestie, beaucoup de
responsabilité ». Et les écolos en auront besoin car ils font face à une
véritable quadrature du cercle.
« Une triste soirée pour la
social-démocratie » selon Martin Schultz, président du groupe socialiste
au Parlement européen. Un euphémisme, même à froid. La gauche social-démocrate
européenne est en lambeaux (21,5% des voix), tandis que la gauche ex-communiste
rétrécie (4,3%) comme peau de chagrin et que les écologistes pèsent encore peu
(7,2%). Un raz de marée bleu aux reflets gris a déferlé partout en Europe à
l’exception de la Grèce, Malte, le Danemark et la Suède qui flottent tels des
radeaux de survie rose. Le PPE libéral-conservateur, culmine à 35,9% des voix,
tiré vers la droite par le sarko-berlusconisme et une extrême droite europhobe
qui fait une percée aux alentours de 12,5%. On ne saurait élucider la défaite
encore plus cruelle du PS en France par de simples explications nationales. Les
mines déconfites des camardes socialistes, les séances d’auto-flagellation des
cadres du PS sont le reflet d’une gauche européenne profondément en crise.
Les élections européennes c’est un peu
comme l’histoire de la poule et de l’œuf. On ne sait qui des citoyens ou des
médias se sont désintéressés en premier de ce scrutin. Mais la réalité
démocratique est la. Depuis la première élection directe du Parlement européen
l’abstention n’a eu de cesse d’augmenter : de 39,3% en 1979 à 57,2% en
2004. Ce phénomène n’est pas spécifique à la France puisque lors de ces
dernières élections l’abstention était de 55,5% en moyenne dans l’Union
européenne. Pourtant l’enjeu est crucial à l’aune d’une crise capitaliste d’une
rare violence, particulièrement pour les salariés et la jeunesse européenne. Il
y a urgence à renouer avec le fil d’une Europe sociale et démocratique, à
combattre le fanatisme libéral, qui sous les bons mots est toujours aussi
virulent en Europe. Voici 4 raisons de voter pour les listes du Parti
socialiste européen le 7 juin.





