Le 17 février dernier, l'Assemblée nationale française votait à l’unanimité la création d'une allocation d'accompagnement de la fin de vie. Des rangs de la gauche communiste, écologiste et socialiste, en passant par ceux du centre, jusqu’à la majorité de droite UMP, la réforme est soutenue par toute la représentation nationale. C’est un progrès indéniable, bien qu'insuffisant, dans l’approche qu’a la société française de la fin de vie. A l’inverse, en Italie, la droite berlusconienne s'acharne et la société transalpine se déchire autour du cas d'Eluana Englara. Cette jeune femme de 38 ans, dans le coma depuis 1992, a obtenu (par le biais de sa famille) le droit à mourir auprès de la Cour de cassation italienne. Elle est décédée le 8 février dernier à la clinique « la Quiete » à Udine.