Blog de Thibault Dumas

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Tag - Dominique de Villepin

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25 avril 2010

Le vrai Villepin

L'homme de gauche ne déteste pas Dominique de Villepin. Il éprouve une vielle empathie pour l'ancien ministre des Affaires étrangères. Elle est née le 14 février 2003 dans l'enceinte guindée du Conseil de sécurité de l'ONU. Ce jour la, l'éloquence chevaleresque de Galouzeau de Villepin fit mouche face aux velléités pétrolo-guerrières de Bush fils en Irak : « Dans ce temple des Nations unies, nous sommes les gardiens d'un idéal, nous sommes les gardiens d'une conscience. La lourde responsabilité et l'immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix ». Derrière la vulgate gaulliste anachronique, le plaidoyer pacifiste et multilatéraliste ne pouvait que plaire à l'homme de gauche. Une empathie encore amplifiée par la haine d'un Nicolas Sarkozy voulant pendre Villepin « à un crochet de boucher ». C'est oublié la vie et l'œuvre de Dominique de Villepin, qui n'ont rien de progressiste ou de morale.

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18 octobre 2007

Dominique de Villepin ou le traitre antique

Qui est ce membre véhément de l'opposition ? Qui dénonce avec une telle ardeur le pouvoir en place ? Va-t-il déposer une motion au prochain congrès du Parti socialiste ? Veut-il prendre le leadership de la gauche en vue des élections présidentielles de 2012 ? Non, c'est Dominique de Villepin qui fait ses gammes anti-sarkozystes. Ce qui délicieux à écouter l'ancien Premier ministre, c'est qu'il est un traite antique, usant de ses tirades comme autant d'armes contre l'Élysée. Héritier désigné par le vielle empereur Chirac, il fut écarté de la succession au pouvoir par le perfide Sarkozy, fils rejeté. Tel un traitre au nouveau César, Galouzeau de Villepin dénonce et poignarde sans relâche un pouvoir qu'il ne connaît que trop bien, pour y avoir exercé longtemps comme conseiller de l'ombre. Ainsi, il est le surmoi chiraquien, proclamant tout haut ce que l'empereur à la retraite n'ose dire que tout bas. Son éloquence désuette mais tellement inspirée a côté de la vulgarité de Nicolas Sarkozy, n'a d'égale que sa mauvaise foi. Car Dominique de Villepin ne dénonce pas tant les choix du pouvoir que le fait de ne pas être lui même au pouvoir. Il méprise tellement le suffrage universel et la démocratie qu'il pense que les luttes politiques ne se gagnent que dans l'ombre des officines et dans la lumière de ses envolées lyriques.

26 janvier 2006

Une mobilisation pour la solidarité et la durabilité sociale

Monsieur De Villepin, qui se présente comme le chevalier servant de notre modèle républicain n’est en fait qu’un saltimbanque libéral qui agite le social comme un pompon médiatique. Son souci de la « concertation sociale » est infirmé par son utilisation de la procédure parlementaire d’urgence pour avorter le débat de fond. Son discours de modération politique est démenti par la dureté pratique de ses mesures : diminution scandaleuse de l’imposition des plus aisés, précarisation de la vie professionnelle avec le CNE et le CPE. Ses affirmations sur la baisse du chômage ne trouve d’échos que dans les radiations de l’ANPE : les chômeurs seraint donc des erreurs statistiques ? Celui qui a bénéficié de la bienveillance de certains de nos concitoyens, à en fait le même souci de la morale politique que son éminent monarque en fin de règne Jacques Chirac 2nd : l'art du décalage abyssale entre parole et vérité. Notre mobilisation contre le Contrat Première Embauche et pour la solidarité, la durabilité sociale doit donc être totale.

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