Blog de Thibault Dumas

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20 mars 2011

Muscle ton jeu Dominique

10 Juin 1998, Clairefontaine, avant veille du premier match des bleus à la Coupe du monde. Aimé Jacquet, alors coach très décrié de l'équipe de France de football, délivre sa causerie d'avant match. Tel un père s'adressant à son fils, il interpelle Robert Pirès : « Muscle ton jeu ! muscle ton jeu Robert ! ». Le futur joueur de l'OM, bien que très technique, est trop peu physique au milieu d'une cohorte de joueurs évoluant dans le calcio italien (Blanc, Boghossian, Candela, Desailly, Deschamps, Djorkaeff, Thuram, Zidane). Jacquet renchérit : « Si tu ne muscles pas ton jeu, fait attention. Je t'assure, tu vas voir, tu vas avoir des déconvenues par ce que tu es trop gentil ». Un avertissement qui pourrait s'adresser à Dominique Strauss-Kahn, actuel meneur de jeu du Fonds monétaire international (FMI) et hypothétique attaquant de pointe du Parti socialiste (PS).

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26 septembre 2010

L'hypothèque DSK

Séducteur, Dominique Strauss-Kahn l'a toujours été. Dans tous les sens du terme. Charismatique et brillant sur le plan intellectuel, indéniablement DSK l'est. L'anecdote raconte qu'en 1996 il inventa pour la gauche les 35 heures et les emplois jeunes... sur un coin de table. En 2002 il publia La Flamme et la Cendre, aggiornamento socialiste le plus bandant de ce début 21e siècle - qui a d'ailleurs motivé l'engagement de nombreux strauss-kahniens. L'ancien pilier de la dream team de Lionel Jospin surfe sur des vagues de sondages outrancièrement favorables. Pourtant Kahn do pourrait bien boire la tasse lors de la session présidentielle de 2012. En cause, son éloignement des messes basses du PS, son positionnement politique et son déficit de fibre populaire.

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14 décembre 2007

Cette gauche qui préfère dormir

Il y a encore quelques mois quand je disais être socialiste j'éprouvais une certaine fierté quand à mon engagement. Aujourd'hui, non que j'en ai honte, mais j'ai une sorte pincement au coeur car le PS comme la gauche sont dans une léthargie qui me révolte. Les personnalités qui la représente donnent l'impression de "dormir". La clarté du néo conservatisme sarkozyste est entouré d'un halot de confusion (l'ouverture, la cacophonie gouvernementale, le présidentialisme total) qui déstabilise jusque dans l'opposition. Seul Besancenot avec un discours tranché (mais trompeur et très travaillé) surnage dans ce marasme. Le député Jean-Jacques Urvoas a cette analyse « le PS des années 2000 c'est la SFIO des années 1960 moins la guerre d'Algérie ». 

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17 novembre 2006

Ma gauche a la gueule de bois

Aujourd'hui ma gauche a la gueule de bois. Dur de s'être battu pendant des semaines, des mois, des années et de ne pas réussir à faire vivre plus fort notre conception du socialisme. Dur mais réconfortant de se voir réagir collectivement : déceptions, larmes, colères, motivations... Dans ces moments ou l'amertume est à la hauteur de l'espoir qu'a suscité Dominique Strauss-Kahn il faut que nous honorions la réflexion de Léon Blum. "Les uns et les autres, même séparés, restons des socialistes : malgré tout, restons des frères, des frères qu'aura séparés une querelle cruelle, mais une querelle de famille, et qu'un foyer commun pourra encore réunir". Ségolène Royal est démocratiquement la candidate de tous les socialistes. Elle doit tout faire pour devenir légitimement, politiquement la candidate de tous les socialistes et de toute la gauche. Elle a le mandat et le devoir de battre la droite sarkozyste-thatchérienne.

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03 novembre 2006

DSK, le socialiste qu'il faut à la gauche

Je suis par sentiment, par affection, par nostalgie (peut être) jospiniste. Non seulement pour l'homme mais pour ses idées. Un volontarisme de gauche, un socialisme réformiste assumé qui ne cède ni aux sirènes du social-libéralisme ni au surmoi révolutionnaire. Une éthique, une verité dans la pratique démocratique. C'est en me référant, en puisant dans ces idéaux que je me suis engagé pour DSK. Pour une certaine idée du socialisme, pour faire gagner et surtout réussir la gauche. Oui Dominique Strauss-Kahn incarne l'espoir mais aussi l'inventivité, la responsabilité et l'ouverture nécessaires pour s'attaquer aux inégalités, pour répondre aux besoins de ceux qui souffrent, et qui aspirent au changement. Pour que la gauche soit capable de dire la verité, d'être ancré dans la réalité pour transformer la société, profondément, durablement. Pour "faire en sorte que l'espoir change de camp" face au libéralisme et au populisme.

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