Blog de Thibault Dumas

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27 novembre 2007

Soutien à la journée sans Sarkozy dans les médias

Nicolas Sarkozy a été cité 110 fois sur ce blog sans prendre en compte ce billet. Au delà de cette anecdote les médias de masse français semble être atteint d'une sarkozite aigu qui consiste à relayer la stratégie agressive de sur-communication de l'hôte de l'Elysée. Un évènement témoigne de ce climat ou on a la curieuse impression d'être beaucoup informé sans être réellement informé du fait d'une hyper-concentration sans précédent des pouvoirs politique, financier et médiatique. Le 18 et 19 octobre dernier lors de la préparation du sommet de Lisbonne le président français se lance dans une diatribe contre le « trop grand nombre de musulmans présents en Europe » et soutien avec virulence « le choc des civilisations » (article du site Bakchich). Cette information révélé par un journaliste de Libération et légèrement reprise dans la blogosphère a été passé sous silence dans les médias d'information de grande écoute. Ce paradoxe entre sur-traitement médiatique et sous-traitement critique de Nicolas Sarkozy est dénoncé par le Rassemblement pour la démocratie à la télévision (RDT) qui organise une journée nationale sans Sarkozy dans les médias le 30 novembre. Initiative louable quand des pratiques politiques et médiatiques qui nous paraissaient scandaleuses il y a quelques années en Italie voir en Russie se dévellopent aujourd'hui en France.

07 novembre 2007

L'universalité de la conscience démocratique

A entendre certains il y aurait une prédisposition de certains peuples et de certaines cultures pour la démocratie (en général les pays occidentaux anciennement colonisateurs), et la prédestination d'autres à l'autoritarisme voir au totalitarisme barbare (pour résumer les pays orientaux, africains et asiatiques anciennement colonisés). Pourtant de l'Europe orientale jusqu'au Sud-Est de l'Asie, de multiples mouvements d'émancipations démocratiques et de répressions autoritaires à leur encontre ont lieu : Birmanie, Pakistan, Géorgie ...

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16 octobre 2007

Une idée certaine de l'Europe

Le temps est à la nation. Henri Guaino refait avec Nicolas Sarkozy le coup du nationalisme cocardier voir du néocolonialisme comme jadis le duo Garaud-Juillet l'avait fait avec Jacques Chrirac. Il y a six mois, Ségolène Royal dégaine (à la stupéfaction générale) le drapeau tricolore, la Marseillaise et rengaine le drapeau européen comme l'Internationale. Même le rugby sport collectif et solidaire par essence, est réduit à un magma de chauvinisme par le rouleau compresseur TF1. Le temps est à la nation et au nationalisme. Il faut donc plus que jamais parler d'Europe et porter un nouvel idéal européen : progressiste, social et démocratique.

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06 septembre 2007

Le bonaparto-populisme en action

Il doit y avoir un service chargé d'éplucher les faits divers et les avis de décès à l'Elysée. En effet, le président Nicolas Sarkozy se saisit de tout et de rien, mais surtout des affaires les plus sordides, il mène la politique du fait divers pour proclamer la République des victimes. Des victimes sélectionnés, triés sur le volet bien sûr. La collectivité ne doit pas raisonner en termes de justice, de vérité, de séparation des pouvoirs mais elle doit crier « réaction ! vengeance ! ». Le président, comme d'autres populistes en Europe, se déclare pro peine de mort pour les pédophiles. Il fait appel aux sentiments les plus bas, les plus haineux. Dormez tranquille, de toute façon il n'y a pas à vous inquiéter, en bon père de famille c'est ce même président qui propose les lois, vote les lois, applique les lois, maintient l'ordre et rend la justice. C'est le pouvoir total, personnifié dans un rapport bonapartiste, direct et permanent avec l'opinion.

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06 juin 2007

Continuons à porter la 6e République

Un bilan politique de la 5e République montre qu'elle s'est construite contre l'alternance politique et au mépris de la démocratie. Sur les 54 années de mandatures de 1958 à 2012, on compte 40 ans de présidence conservatrice, bientôt autant à l'Assemblée nationale, sans parler d'un Sénat de tous temps ancré à droite. Nicolas Sarkozy se fait le champion des excès de cette 5e République et de la concentration des pouvoirs politiques, financiers et médiatiques. La gauche reste mal à l'aise avec la personnalisation forcé qu'entraine ce régime qui va à l'encontre d'une exigence collective et démocratique. Nous devons donc continuer à porter une 6e République des citoyens, avec des contres pouvoirs et « gouvernable » institutionnellement.

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19 mai 2007

L'urgence démocratique et sociale en Chine

Il y a quelques semaines lors d'un débat informel sur la Chine avec deux adhérents de l'UMP, l'un me déclarait que l'état des droits humains et sociaux dans ce pays n'avait que peu d'importance. L'autre me disait que ça n'était pas grave « tant qu'ils travaillaient... ». On expose le miracle économique chinois comme un modèle. On pavoise quand la France passe des contrats commerciaux avec la Chine. Pourtant le régime de la République populaire est bien une dictature violente. L'absence démocratique est empiré par des tensions et des inégalités sociales grandissantes. Nous devons nous en préoccuper.

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26 avril 2007

Débattre pour un choix de société

« C'est en quelque sorte un 3ème tour de l'élection présidentielle de 2002 » me déclare un camarade. Mais depuis ce dimanche 22 avril a commençé un « Dallas politique » autour du positionnement de François Bayrou. Face à notre cher Nicolas Sarkozy, sorte de JR du néo conservatisme nous avons Ségolène Royal, la Su Ellen du socialisme réformiste. Toute la question est de savoir si François Bayrou, ira jusqu'à s'allier avec la famille de la gauche, si il retournera avec la bonne vielle famille de la droite, ou si (le plus probable) il attendra son heure pour faire prospérer son Parti démocrate sur les ruines de telle ou telle défaite. Cette situation et l'habilité de François Bayrou à en jouer ne doit pas occulter la nécessité du débat démocratique. Le choix entre deux modèles sociétés, le développement solidaire contre la cassure libérale.

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07 février 2007

A gauche tranquille et offensive

"Rassuré et motivé". Voila les deux mots qui me viennent à l'esprit après avoir participé au meeting de campagne de Ségolène Royal à Paris. J'ai fait partie de ceux qui ont exprimés des divergences fortes lors de la campagne interne socialiste. Je pense toujours que c'était un besoin démocratique et un devoir de camarade de faire ce travail critique. Mais notre candidate a convaincu hier soir sur deux points cruciaux. La nécessité de faire campagne à gauche, avec les gauches et l'impératif du rassemblement militant mais aussi idéologique de la famille socialiste.

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