Lance Armstrong n'a jamais caché son
appétit politique. En 2005, il déclarait au magazine Outside, dédié aux
activités en plein-air, ses ambitions pour le Texas : « peut-être que je
me présenterais pour devenir Gouverneur ». Le manoir du Gouverneur lui
plaît même beaucoup : « (…) c'est vraiment un beau manoir. Un bel endroit, une
belle maison ». Pas de second degré. Une cupidité assumée. Pour son retour
sur le Tour de France le texan a été tout aussi clair : « J’ai décidé de
revenir au cyclisme dans le but de sensibiliser l’opinion publique au fléau du
cancer ». Sa piqûre de rappel sur le circuit professionnel en 2009 ? Un
marche-pied pour la promotion millimétrée de Livestrong, son association
controversée de lutte contre le cancer. Son ONG, son Texas natal, deux piliers
d'un même appétit frénétique pour la politique.






