Blog de Thibault Dumas

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Tag - Barack Obama

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16 octobre 2008

J'ai déjà voté pour Barack Obama

Étrange sensation que celle de voter par anticipation, 21 jours avant la « big election night ». La règle est simple : l'enveloppe contenant le bulletin de vote doit arriver avant la fermeture de son bureau de vote référant aux États-Unis le 4 novembre. 30% des américains auraient optés pour ce mode de vote en avance. Avec des sondages aujourd'hui très favorables à Obama, il y a de quoi encore creuser le trou dans lequel s'enfonce le ticket Palin-McCain. Rétrospectivement on peut diviser la campagne du démocrate en 3 phases : l'outsider fascinant (février 2007 - janvier 2008), l'icône politique (février 2008 - août 2008) et le régulateur crédible (septembre 2008 - novembre 2008). C'est bien sûr la transition entre la phase 2 et 3 qui fut la plus délicate pour le canidat progressiste. Aprés cette longue campagne, ces 1,36 milliards de dollars levés, ces arguments valeureux comme crasseux échangés, tout a été dit. Les américians vont voter plus informés que jamais, surinformés même. Les États-Unis sont à la veille d'un point de rupture de leur histoire. Les démocrates peuvent obtenir une « landslide victory » inédite qui changerait à coup sûr la face du pays (avec toutes les difficultés et désillusions que cela implique). En perdant ils pourraient aussi enfoncer les USA dans une crise totale (un pays « qui vire au noir » selon l’économiste Paul Krugman), l'une des plus graves depuis 1776. A chacun d'être responsable.

15 septembre 2008

La guerre des trois n'aura pas lieu

Le système politique américain si complexe est simple dans au moins un domaine : les partis. Le bipartisme fonctionne à fond, avec depuis les années 1890 un Parti démocrate grosso-modo progressiste contre un Parti républicain clairement conservateur. Ce schéma joue toujours pleinement en 2008, avec une présidentielle opposant Barack Obama à John McCain. Pourtant revient régulièrement le spectre d'un troisième candidat brouillant le duel classique. Le dernier en date fut Ralph Nader, qui en 2000 avec un fond politique contestataire, ancré à gauche et écologiste avait tout de même rassemblé 2,7% des suffrages et près de 3 millions de voix. Assez pour qu'après l'entourloupe anti-démocratique de la Floride le camp démocrate d'Al Gore crie à la trahison. Alors qui sont les « petits candidats » les plus significatifs en 2008 ? Pourquoi une véritable triangulaire est peu probable le 4 novembre ?

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02 août 2008

Le changement au-delà des États-Unis

Vu d'Europe on ne se rend pas compte à quel point  la tournée de Barack Obama sur le vieux continent est politiquement audacieuse et périlleuse. Car c'est cette « vielle Europe » que vilipendait Donald Rumsfeld (lorsque ses peuples s'opposaient à la guerre en Irak), c'est cette « allure d'européen » que l'on reprochait vertement à John Kerry en 2004 (il parlait français, comble du snobisme de gauche de la côte Est). Il est évident que chaque présidentielle au pays à la bannière étoilée fait émerger la même problématique : le monde a les yeux rivés sur l'Amérique, alors que les américains ont les yeux braqués sur... eux même, dans un nombrilisme nationaliste accentuée par le 11 septembre 2001. Même Ronald Reagan qui avait fait sa campagne de 1981 sur une politique étrangère dure face à l'URSS avait toujours refusé de voyager à l'étranger pour rencontrer des dirigeants européens, encore moins des pays de l'Est. Obama incarne donc l'espoir d'un changement vers une politique étrangère des Etats-Unis plus ouverte et multilatérale.

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20 mai 2008

Obama-McCain : les choses sérieuses commencent

Étrange sensation que procure cette fin de primaires démocrates. Obama va gagner l'investiture au bout d'un marathon inédit dans l'histoire américaine. Clinton feint, elle, de ne pas être disqualifiée et a fait perdre trois mois à son camp. On a l'impression que c'est le rideau tombe, qu'on a tout vécu dans cette pièce politico-dramatique, du pire (les dires du Pasteur Wright, les attaques de Bill Clinton) au meilleur (le discours de Obama sur « Les races en Amérique », les « come-backs » d'Hillary Clinton). Or il n'en est rien. Le combat le plus dur, celui contre les républicains et leur machiavélisme électoral n'a pas vraiment commencé. Le bushisme qui paraît si rejeté, si dépassé en Europe ne l'est pas complètement aux États-Unis. Alors quelles sont les forces et faiblesses respectives de Barack Obama et John McCain pour la vraie course qui s'engage jusqu'au 4 novembre 2008 ?

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04 avril 2008

Le Parti démocrate contre la démocratie ?

Howard Dean doit s'arracher les cheveux depuis quelques mois. En tant que président du Democratic National Comitee (DNC), c'est à dire l'instance de direction des démocrates, il est charger de veiller à l'unité de son camp. Pas facile dans des primaires lapidaires, qui passent allègrement d'une polémique à l'autre, qui mettent en cause de façon plus ou moins scabreuse les deux protagonistes. Dans ce magma politique peu ragoûtant il émerge quelques pépites comme le discours d'Obama sur « les races en Amérique » ou les propositions solides des deux candidats en matière de régulation économique. Reste que les démocrates tardent à désigner un candidat face au vieux roublard républicain qu'est McCain. Cerise sur le gâteau, il est  possible avec les super-délégués qu'un candidat soit désigné sans la majorité des suffrages. Le Parti démocrate contre la démocratie ? Dans cette situation la direction démocrate ne doit-elle pas trancher en obligeant les barons à choisir celui qui aura le plus de votes populaires ?

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26 février 2008

Violence ordinaire de la société américaine

Quatre fusillades en une semaine dans des Universités aux États-Unis. Cette actualité créé un malaise dans la société américaine qui s'est toujours accommodée d'une violence inouïe au nom de la liberté individuelle de porter une arme. Cette véritable barbarie, unique en Europe et en Amérique du Nord, cause la mort par balles de 30 000 personnes par an. Le rapport aux armes à feux des américains renvoie à deux traditions culturelles. Tout d'abord la notion intouchable de propriété privée, de défense de cette propriété privée et d'opposition à l'intervention publique. Ensuite, la sacralisation de la force policière et de son corollaire la technologie armurière comme réponse à la violence.

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08 février 2008

Un super match nul pour Barack Obama

Les médias américains n'ont eu qu'un seul mot à la bouche pendant le Super Tuesday : « to close to call », c'est à dire trop serré pour donner un vainqueur. Finalement ce mardi dont on parle depuis des mois voir des années comme la plus grosse (et la plus déterminante) journée de primaires de l'histoire des Etats-Unis n'aura servit à rien sauf à conforter l'égalité entre les deux protagonistes démocrates. Quoi qu'il en soi qui aurait imaginer que Obama en arrive la ? Comme dit un militant démocrate « il y a quatre ans c'est le candidat dont on n'osait même pas rêver ». Trop métissé, pas assez noir. Trop à gauche, pas assez pragmatique. Trop idéaliste, pas assez expérimenté. Les obstacles et les critiques ont fusés, reste qu'il fait aujourd'hui jeu égal avec une Hillary Clinton qui a plusieurs éléments qui jouent en sa défaveur pour la fin des primaires.

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01 février 2008

J'ai voté pour Barack Obama

Ça y est, j'ai envoyé mon dossier et mon bulletin de vote au « board of elections » de Belmont dans la banlieue de Boston (Massachusetts). Dans quelques jours je voterais pour la primaire des démocrates de l'étranger (« global primary »). La question est de savoir lequel de mes deux votes sera comptabilisé pour le Super Tuesday. J'ai évidemment voté Barack Obama et j'avoue que c'est un vrai plaisir de participer à des élections ou les enjeux politiques sont passionnants. La campagne est toujours haletante, le retrait d'Edwards n'est pas une surprise mais la question est de savoir si son soutien à Obama sera implicite (une majorité des électeurs d'Edwards se reporteront sur lui) ou explicite. Mais pour moi l'évènement du moment c'est le soutien de Ted Kennedy à Obama. Le sénateur du Massachusetts est une icône authentiquement de gauche des démocrates. Il partage avec le jeune sénateur cette démarquation avec « Billary Clinton ». D'un côté un pragmatisme centriste et un style agressif, de l'autre une alliance entre un positionnement plus à gauche et une faculté de compromis au nom de l'efficacité progressiste. C'est tout l'enjeu de cette primaire.

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