Blog de Thibault Dumas

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Tag - Amérique du Sud

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06 juin 2009

Une pandémie ! Quelle pandémie ?

En huit semaines, même pas un printemps, le monde a basculé dans la peur-panique quant à l'éventualité d'une pandémie massive et historique causée par la grippe A. Communiqués officiels alarmistes, décisions politiques radicales, tourbillons médiatiques, ruées sur les boîtes de Tamiflu. Le contraste est saisissant avec des chiffres faisant état d'une propagation « modeste » deux mois après le premier cas avéré de grippe A au Mexique : 22 000 cas confirmés dans 65 pays de par le monde et 125 décès sur l'ensemble du globe selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En France on compte 58 cas avérés d'après l'Institut de veille sanitaire (IVS). La question de la réalité et de la dangerosité de cette pandémie est donc clairement posée.

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04 juillet 2008

Ingrid Betancourt libre et lucide

Bien sûr le président Sarkozy, avec sa vulgarité habituelle, en fait (tactiquement) des tonnes sur la libération d'Ingrid Betancourt, pour eclipser les sujets qui fâchent. Assurément le président Uribe sera conforté dans sa politique musclée à l'égard des FARC alors que c'est une opération plutôt fine (du moins en apparence) qui a permis la libération de l'otage franco-colombienne. A coup sûr, nous assistons à un déferlement médiatique ou certains sont plus proche du voyeurisme exécrable que du journalisme. Mais quelque part on s'en fout complètement, car quel enthousiasme de voir Ingrid Betancourt libre ! Sa lucidité sur l'horreur humaine absolue qu'elle a vécu, sa connaissance aigue des implications diplomatiques de sa libération, sa pugnacité étonnante quand à l'avenir politique colombienne, sont autant d'indices de la grandeur de cette femme politique. Il y a six mois lors de la libération de Clara Rojas nous rêvions tous que Ingrid Betancourt « (...) citoyenne d'honneur de Paris puisse de nouveau arpenter les rues de cette ville symbole de la liberté ». C'est aujourd'hui une réalité.

26 avril 2008

En Amérique du Sud la gauche vit

Le triomphe de Silvio Berlusconi en Italie démontre à qui ne voulait pas l'entendre que la gauche européenne est malade. Majoritairement dans l'opposition au sein de l'Union européenne, elle oscille entre attitude défensive, timidité et renoncement, même la ou elle est au pouvoir. Tout l'inverse d'une Amérique du Sud quasi intégralement rose-rouge aujourd'hui. Que de chemin parcouru depuis les années 1970 ou les opposants progressistes aux régimes autoritaires latino-américains venaient se réfugier chez leurs camarades européens. La victoire de Fernando Lugo au Paraguay est une excellente nouvelle pour la gauche mondiale, et quand on voit en action les Sarkozy, Blocher et autre Berlusconi en Europe on aurait presque envie d'aller se réfugier à notre tour en Amérique du Sud.

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23 avril 2008

Un péronisme à la française

Quelle est l'identité politique de Ségolène Royal ? L'idée est répandu depuis les primaires socialistes de 2006 qu'elle n'en n'aurait pas vraiment, parfois par machisme. Il est vrai que l'utilisation à des fins politiques de sa vie privée, les annonces plus ou moins agaçantes de l'ancienne candidate PS aux présidentielles ont brouillés les pistes. Le « royalisme » ou le « ségolénisme » est complexe, parfois difficile à cerner, comme le démontre les 10 questions adressés aux militants socialistes. Mais cela constitue bien un corpus idéologique. Si on devait résumer cette identité politique en un mot je retiendrais volontiers le terme de « péronisme à la française » qu'ont utilisé en premiers les socialistes Pierre Kanuty et Jean-Christophe Cambadélis. Il existe en effet de nombreux points communs entre le péronisme argentin et le socialisme façon Ségolène Royal.

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15 janvier 2008

Continuer à se mobiliser pour la liberté

A force de voir ces affiches sur les murs des villes, ces photos dans les journaux, ces vidéos sur les écrans de télévision, on a la triste impression que même en image Ingrid Betancourt n'est plus libre et après tant d'années on a du mal à l'imaginer autrement que figée, emprisonnée... Dans la dernière vidéo ou on l'aperçoit, on dirait que le temps, que l'humanité s'est arrêté dans un coin de la jungle colombienne. Alors la libération de Clara Rojas, les images de ses retrouvailles avec ses proches, le simple fait de la voir bouger et parler en toute liberté est un formidable espoir et ouvre la possibilité qu'un jour Ingrid Betancourt, elle aussi, soit libre. La possibilité qu'un jour cette citoyenne d'honneur de Paris puisse de nouveau arpenter les rues de cette ville symbole de la liberté. La mobilisation internationale pour qu'un accord humanitaire se fasse entre le gouvernement colombien et les FARC pour la libération d'un plus grand nombre possible d'otages colombiens dont Ingrid Betancourt doit continuer. La discussion et la négociation, d'où qu'elle vienne, doit être encouragée contre une fermeté et des coups de force qui seraient fatales à la liberté (agir pour Ingrid Betancourt).

03 avril 2006

La présidence Lula entre consécration et désillusion

« Ce qui est rétrograde c’est qu’une seule personne gagne 100 milliards de dollars pendant que 1,3 milliards de personnes vivent avec moins de 2 dollars par jour ». Luiz Inácio da Silva est au premier Forum Social Mondial en 2001, la scène est à la fois surréaliste et chaleureuse… C’est une sortie agité et médiatisé de l’enceinte de Porto Allegre. Les protagonistes sont en sueur, Lula est combattif et pugnace tandis que les journalistes l’interview avec pertinence et fascination. Le propos est net, la formule est bien trouvée, ses qualités de tribuns hérités de son militantisme syndical sont à l’œuvre. C’est déjà un homme politique aguerri et fascinant pour la foule compact qui l’entoure. Mais personne présent ce jour la n’imagine les soubresauts et les convulsions qui accompagneront Lula et le Parti des Travailleurs (PT) dans l’exercice du pouvoir. Une expérience entre consécration et désillusion qui renvoie aux exigences sociales, démocratiques et éthiques qui doivent accompagner toute force de gauche quand elle prend des responsabilités politiques.

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16 janvier 2006

Un symbole pour le Chili, une espérance pour son peuple

« L'histoire est à nous, c'est le peuple qui la fait » avait dit Salvador Allende. Dans un monde qui donne souvent matière au pessimisme l’élection de la socialiste Michelle Bachelet à la présidence du Chili fait naître un vent d’optimisme pour ce pays et renforce la vague rose du changement qui balaye l'Amérique du Sud. En témoigne la récente élection de Evo Morales leader du Mouvement vers le Socialisme (MAS) à la tête de la Bolivie. C’est ici un grand élan populaire pour plus de solidarité et d'équité qui se concrétise. Mais c’est aussi un renouvellement démocratique et une victoire historique de la gauche chilienne sur le souvenir et l’histoire de la dictature Pinochiste.

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