Blog de Thibault Dumas

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Tag - Altermondialisme

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20 septembre 2009

Le burlesque militant des Yes Men

Combattre le néo-libéralisme par l'absurde, tel est le leitmotiv des Yes Men. Il y a chez Andy Bichlbaum et Mike Bonannodu de la candeur militante à la manière d'un Michael Moore, du burlesque visuel façon Jacques Tati, de l'inventivité loufoque dans le veine du professeur Tournesol. Le principe de ces deux trublions est simple : monter de faux sites internet de multinationales (Dow Chemicals, Halliburton, Exxon Mobil) pour se faire inviter dans les médias ou à de prestigieuses conférences. Vient ensuite le canular, sur le mode du discours trop beau pour être vrai ou de présentations ubuesques très « visuelles ». Les assistances biberonnées à la recherche du profit n'y voient que du feu. Le voile tombe, découvrant un cynisme total. A l'image de ce représentant d'une banque filmé en caméra caché après un canular : « Quoi que l'on fasse cela va couter des vies. Mais si cela rapporte de l'argent c'est acceptable ». Devant les péripéties des Yes Men on est plié de rire, révolté mais aussi revigoré. Le plafond de verre indestructible du tout marché vole en milles morceaux, le néo-libéralisme apparait alors pour ce qu'il est : absurde.

17 février 2009

La fin de l'altermondialisme français ?

L'édition 2009 du Forum social mondial (FSM) qui a eu lieu à Belém au Brésil aura démontrée au moins deux choses. D'abord, que c'est bien en Amérique latine que la gauche se façonne en ce début de 21ème siècle. A l'image du débat final du Forum réunissant le « club des 5 » de la gauche sud-américaine (Lula, Chávez, Morales, Correa, Lugo). Ensuite, que l'altermondialisme est encore vivace sur le plan international. Le nombre élevé de participants (135 000) témoigne d'une vraie réussite en comparaison du terne Forum économique de Davos. Difficile de prolonger ce constat à la France, qui fut pourtant le berceau du terme altermondialise (par le biais d'ATTAC notamment). Le rouge des altermondialistes français est aujourd'hui bien palot. Au lendemain du 29 mai 2005, ils contestaient le leadership idéologique, politique du PS sur sa gauche, ils aimantaient une gauche radicale (communiste, trotskiste, écologiste) en mal d'unité. C'était il y a une éternité.

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08 avril 2007

Quel avenir pour le communisme français ?

Le Parti communiste à bien changé et on ne s'en rend pas compte. La candidate Marie-George Buffet se définit comme celle de la gauche populaire et antilibérale, le terme communiste n'est que peu présent.. Le rouge typographié, le souffle des affiches d'hier à laissé place à la multiplicité des couleurs et à un côté réaliste, proche du peuple (qui allait de soit auparavant). Se ne sont pas seuls des communistes qui ont fait le programme mais aussi "des socialistes, des associatifs, des écologistes" disent les tracts. La lutte des classes, la dictature du prolétariat a laissé place à la lutte (légitime) contre le libéralisme, à la sauvergarde du communisme municipal et parlementaire. Le contraste est vif entre les troskistes et les socialistes qui ont connu le grand PCF hégémonique à gauche et nous qui voyons ce parti au mieux comme un simple allié, au pire comme une nostalgie pereclitante. Oui le Parti communiste à bien changé mais la question est arrivera t'il à se transformer ?

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05 décembre 2006

Cette autre gauche n'est pas antilibérale

Depuis bientôt un an, un nouvel ensemble politique a fait son apparition la gauche dite "antilibérale". Dénomination portée par ceux qui la compose et reprise comme norme étymologique par l'ensemble des médias. L'origine du terme est l'altermondialisme qui dénonce (à juste titre) le néolibéralisme mondialisé. L'acte fondateur est la victoire du Non au référendum qui délimiterait une tranchée entre la gauche antilibérale et le reste de la gauche qui serait social-libérale. Or la vérité est que ce terme de gauche "antilibérale" est totalement faux comme inadapté pour définir cette autre gauche. L'étude des forces politiques qui la compose, des idées qui l'anime et de la réalité politique de la gauche le démontre pleinement.

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03 avril 2006

La présidence Lula entre consécration et désillusion

« Ce qui est rétrograde c’est qu’une seule personne gagne 100 milliards de dollars pendant que 1,3 milliards de personnes vivent avec moins de 2 dollars par jour ». Luiz Inácio da Silva est au premier Forum Social Mondial en 2001, la scène est à la fois surréaliste et chaleureuse… C’est une sortie agité et médiatisé de l’enceinte de Porto Allegre. Les protagonistes sont en sueur, Lula est combattif et pugnace tandis que les journalistes l’interview avec pertinence et fascination. Le propos est net, la formule est bien trouvée, ses qualités de tribuns hérités de son militantisme syndical sont à l’œuvre. C’est déjà un homme politique aguerri et fascinant pour la foule compact qui l’entoure. Mais personne présent ce jour la n’imagine les soubresauts et les convulsions qui accompagneront Lula et le Parti des Travailleurs (PT) dans l’exercice du pouvoir. Une expérience entre consécration et désillusion qui renvoie aux exigences sociales, démocratiques et éthiques qui doivent accompagner toute force de gauche quand elle prend des responsabilités politiques.

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13 juin 2005

Une lourde responsabilité historique

La première image choquante de ce 29 mai 2005 ne fut pas la joie des partisans du non à l’annonce de cette victoire (réaction compréhensible) mais les drapeaux français qui volaient chez les partisans de la droite souverainiste comme chez les tenants du non de gauche. Les premiers mots qu’a eut Monsieur Emmanuelli étaient « nation » et « France » mais n’est ce pas de l’Europe dont il s’agissait ? C’est une lourde responsabilité qu’ont prit les partisans du non de gauche en disant qu’on pouvait renégocier mieux, qu’on pouvait renégocier plus progressiste. C’est une lourde responsabilité que vous avez prit face à la gauche européenne, face au monde et face à l’histoire. Tout en prenant acte que la ratification du traité continue en Europe il faut bien noter à quel point ce vote massif contre le traité constitutionnel peut être porteur de désillusions ou de fausses illusions quand à l’avenir de l’Union.

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