L'édition 2009 du Forum social mondial (FSM) qui a
eu lieu à Belém au Brésil aura démontrée au moins deux choses. D'abord, que
c'est bien en Amérique latine que la gauche se façonne en ce début de 21ème
siècle. A l'image du débat final du Forum réunissant le « club des
5 » de la gauche sud-américaine (Lula, Chávez, Morales, Correa, Lugo).
Ensuite, que l'altermondialisme est encore vivace sur le plan international. Le
nombre élevé de participants (135 000) témoigne d'une vraie réussite en
comparaison du terne Forum économique de Davos. Difficile de prolonger ce
constat à la France, qui fut pourtant le berceau du terme altermondialise (par
le biais d'ATTAC notamment). Le rouge des altermondialistes français est
aujourd'hui bien palot. Au lendemain du 29 mai 2005, ils contestaient le
leadership idéologique, politique du PS sur sa gauche, ils aimantaient une
gauche radicale (communiste, trotskiste, écologiste) en mal d'unité. C'était il
y a une éternité.






