Blog de Thibault Dumas

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14 décembre 2011

Les petits dessous du grand écran

Si vous posez votre popotin sur un siège de cinéma - plus ou moins confortable -, dans une salle d'art et d'essai, vous pourriez avoir le privilège de voir le logo Europa cinemas apparaître à l'écran. Créé en 1992, sur les deniers des Mesures pour encourager le développement de l'industrie audiovisuelle (programme MEDIA), Europa cinemas est le premier réseau de salles à programmer majoritairement des films européens. Impulsé de France, présidé par le réalisateur français Claude Miller, il s'étend aujourd’hui bien au-delà des frontières de l'Union européenne. Aujourd'hui, il intègre des salles obscures des Balkans (Albanie, Bosnie- Herzégovine, Serbie, Macédoine...) ou même du Caucase (Arménie, Géorgie...). 45 pays en tout. Vers l'infini et au-delà ! Avec même des ramifications spécifiques qui naissent en Asie ou en Méditerranée.

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10 juin 2011

Yes wiki can

18,7 millions d'articles en ligne, 29 millions d'utilisateurs inscrits, 281 langues utilisées (anglais, allemand et français en tête), 7e site le plus fréquenté au monde. Voilà la carte de visite de l'encyclopédie universelle et collaborative Wikipédia - wiki signifiant "rapide" en hawaïen - créée il y a un peu plus de dix ans, le 15 janvier 2001. Derrière ces chiffres, une aspiration et une illusion millénaire pour l'homme, celle de la connaissance universelle. « L'âme de l'homme est faite pour embrasser dans sa pensée toutes les œuvres que le principe des choses a laissé sortir hors de son sein », énonçait Louis-Claude de Saint-Martin, penseur français du XVIIIe siècle, autoproclamé le "philosophe inconnu" !

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06 avril 2011

Deux mille douze

La campagne électorale pour l'élection présidentielle de 2012 est lancée... de l'autre côté de l'Atlantique. Par un courriel adressé à son réseau de supporters, Barack Obama a sobrement annoncé qu'il briguait un second mandat de président des États-Unis d'Amérique « Aujourd'hui nous remplissons les formulaires pour lancer notre campagne de 2012 ». L'argument avancé est celui de l’œuvre politique inachevée « Nous avons toujours su qu'un changement durable ne serait ni rapide, ni facile. Ce n'est jamais le cas ». Pour l'heure, les militants démocrates ne doivent pas (encore) sortir le carnet de chèques. Mais cela ne saurait tarder dans un contexte politique très clintonien. Du moins en apparences.

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19 novembre 2010

Une fessée pas une déculotté

Novembre 2008 - novembre 2010. Deux ans déjà. Deux ans pendant lesquelles l'Amérique est apparue tour à tour réfléchie, progressiste et admirable (Barack Obama) puis gougnafiasse, réactionnaire et détestable (le mouvement Tea Party). Une dichotomie qui devait tourner à un affrontement politique inédit à l'occasion de ces élections de mi-mandat cuvée 2010. En réalité le résultat de ce scrutin s'avère cruellement banal pour Obama. L'administration en place a été sanctionnée : midterms as usual. Rappellons que lors des échéances électorales de 1994 la "révolution républicaine" frappa de plein fouet Bill Clinton - perte des deux chambres au Congrès - ce qui ne l'empêcha pas d'être (très) confortablement réélu en 1996. Les excès et les approximations des commentateurs des deux côtés de l'océan Atlantique - "La Claque" - a titré Libération le 4 novembre dernier - ne sont que le retour des balancier des louanges outrancières qui accompagnèrent l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche. Les vraies leçons sont autres.

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07 février 2010

(Toujours) le changement

Les critiques sont aussi violentes à l'égard de Barack Obama que les louanges furent excessives. L'Obama-bashing a en quelque sorte suppléé l'Obamamania dans les élites médiatiques de l'autre coté de l'Atlantique - comme de ce côté ci d'ailleurs. Les bénéficiaires de ce caricatural retournage de veste sont tout trouvés : les plus extrémistes des conservateurs américains qui a défaut d'être les plus nombreux s'avèrent les plus virulents, le mouvement Tea Party contre la couverture maladie universelle en a fait  l'éclatante démonstration. Les nantis capitalistes de Wall Street se réjouissent aussi de cette période de turbulences pour l'administration démocrate, ils gagnent un temps précieux et peuvent ainsi intensifier leur lobbying au Sénat, à la Chambre des représentants et à la Maison Blanche. Indéniablement ce premier discours sur l'état de l'Union devant les deux chambres réunies au Capitol arrivait à point nommé pour un orateur aussi brillant et politique que Barack Obama. A l'écoute de cette adresse au peuple américain, force est de constater que la volonté de changer les États-Unis est toujours la.

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09 janvier 2010

Les traders sont éternels

Le « front office », le « carry trade », le « tick » et autres joyeusetés boursières sont pour vous un gloubi-boulga abracadabrantesque ? D’anciens caïds des salles de marchés, affreusement poussés au chômage et à la grande pauvreté par la grande crise débutée en septembre 2008, se feront un plaisir de vous éclairer sur ces voluptueuses notions financières - et sur leur responsabilité dans cette hérésie économique ? - lors de votre prochain séjour dans la ville de New York. En vous acquittant charitablement de la somme de 45 dollars par personne (soit environ 30 euros) et à condition d'être au moins au nombre de deux, vous aurez le plaisir légèrement masochiste de participer au « Tour de la Crise Financière ».

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09 octobre 2009

Barack Obama et l'histoire

Toute la spécificité de Barack Obama est la. Il « est » l'histoire avant même de l'écrire. Ainsi il devient prix Nobel de la paix 9 mois à peine après sa prise de fonction. Une distinction non pas à postériori, mais à priori « pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationales entre les peuples ». Une récompense pour sa vision du monde et un appel à l'action bien plus qu'une consécration. Déjà son élection en novembre 2008 était un tournant historique surprenant. Fin symbolique du racisme qui a marqué l'histoire étasunienne, de l'esclavage jusqu'à la relégation sociale en passant par la ségrégation raciale. Bannissement du néo-conservatisme de Bush fils qui a souillé à jamais la face du monde. Renouvèlement du progressisme étasunien plus en phase avec l'Amérique admirée des idéaux révolutionnaires de 1776.

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20 septembre 2009

Le burlesque militant des Yes Men

Combattre le néo-libéralisme par l'absurde, tel est le leitmotiv des Yes Men. Il y a chez Andy Bichlbaum et Mike Bonannodu de la candeur militante à la manière d'un Michael Moore, du burlesque visuel façon Jacques Tati, de l'inventivité loufoque dans le veine du professeur Tournesol. Le principe de ces deux trublions est simple : monter de faux sites internet de multinationales (Dow Chemicals, Halliburton, Exxon Mobil) pour se faire inviter dans les médias ou à de prestigieuses conférences. Vient ensuite le canular, sur le mode du discours trop beau pour être vrai ou de présentations ubuesques très « visuelles ». Les assistances biberonnées à la recherche du profit n'y voient que du feu. Le voile tombe, découvrant un cynisme total. A l'image de ce représentant d'une banque filmé en caméra caché après un canular : « Quoi que l'on fasse cela va couter des vies. Mais si cela rapporte de l'argent c'est acceptable ». Devant les péripéties des Yes Men on est plié de rire, révolté mais aussi revigoré. Le plafond de verre indestructible du tout marché vole en milles morceaux, le néo-libéralisme apparait alors pour ce qu'il est : absurde.

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