Il y a Sakyo le jeune Nippon en rupture avec la doxa pro-baleiniers du pays du soleil levant, Irene l'opiniâtre rédactrice internet Finno-Suédoise (blog de l'expédition), Heath le conducteur de canot Américain en quête d'action, Mir l'opérateur radio assistant Panaméen au look d'étudiant gauchiste, Ben le chef machiniste allemand terre à terre et Frank Kamp le - forcément - charismatique capitaine Néerlandais... Des protagonistes attachants, une musique envoutante et de superbes images qui contrastent avec la bataille navale qui fait rage. De coups de bluffs en conciliations impossibles la confrontation semble inéluctable. Celle-ci, finalement très brève, laissera surtout l'impression d'un combat de David contre Goliath. D'un côté des chasseurs au sang froid à l'organisation quasi militaire et de l'autre des militants au sang chaud avec la roublardise comme seule arme. D'où un questionnement douloureux quand - ô suprême ironie pour des écologistes - le carburant vient à manquer : tout cela est-il vraiment efficace ? Le documentaire en lui-même y apporte une réponse : le seul combat que l'on perd est celui que l'on ne mène pas.