Le rapport de la commission pour la libération de la croissance française présidée par Jacques Attali va fêter ses 2 ans en janvier 2010. Dans l'indifférence la plus totale. 6 mois de travaux, 43 membres, plus de 450 personnes auditionnées, 245 pages de rapport. Pour un résultat nul. Aucune des 316 « décisions fondamentales » n'a été explicitement reprise, a quoi bon puisque il s'agit d'un « ensemble cohérent » dans lequel on ne peut « picorer ». Le processus était biaisé dès le départ. Une commission sans aucune légitimité démocratique et républicaine excepté le bon vouloir de Nicolas Ier (Attali lui-même n'a jamais affronté le suffrage universel). Un cénacle rassemblent la crème de la crème des élites biberonnéss au libre-marché (« ceux qui savent »). Des conclusions passéistes : sous les traits d'un futurisme de pacotille, une note ultra-libérale salée. Mais combien a couté ce « mode d’emploi pour des réformes urgentes et fondatrices » ? Difficile à estimer, le Sénat ayant mis à disposition ses locaux pour les travaux de la commission. Par contre tout le bénéfice est pour Jacques Attali. 100 000 euros d'à valoir pour l'édition papier du rapport et un peu plus pour son égo. Son business quasi-raëlien de prédiction économique et technologique peut continuer.