En politique étrangère, on ne peut reprocher grand chose à Obama, sur le plan des intonations comme des intentions. Son message aux iraniens au moment de Norouz, le nouvel an perse. Son discours de Prague pour « un monde sans armes nucléaires » et plus vert. Son abandon du projet de bouclier antimissile synonyme de « guerre des étoiles ». Son adresse du Caire pour la réconciliation avec le monde musulman qui rompt avec le « choc des civilisations ». Ses pressions constantes pour la paix au Proche-Orient, la fin de la colonisation israélienne et la création d'un État palestinien. Reste que son travail diplomatique à du mal à porter ses fruits (évalution de PolitiFact). Sans doute qu'il faut rester patient quant à des résultats tangibles (à l'image du retrait progressif d'Irak étalé sur 19 mois ou de la fermeture Guantánamo avant janvier 2010). Peut être aussi que le monde n'est pas (encore) au diapason des intentions du président étasunien et que cela changera au fil du temps. Pour le le locataire de la Maison Blanche l'écueil à éviter est celui de John Fitzgerald Kennedy. Courir en permanence après son propre mythe historique pour ne jamais réussir à se hisser à sa hauteur.