Le non-cumul des mandats est un enjeu démocratique majeur, car si il fait gloser à droite il commence à questionner à gauche. L'idée fait son chemin. En juin 2008, des militants socialistes ont lancés une pétition (pour le mandat unique) pour changer les statuts du PS comme suit : « Le Parti socialiste applique le mandat unique parlementaire. En conséquence tout(e) candidat(e) membre du parti prend par écrit, avant la ratification de sa candidature, l’engagement sur l’honneur de remettre sa démission de ses autres mandats électifs après son élection au parlement national ou européen ». On ne peut faire plus clair et novateur.

Le mandat unique parlementaire, même si il doit aussi être appliqué au niveau européen, est la première pierre à l'édifice d'une 6e République ambitieuse (les 30 propositions de la C6R). Un parlementarisme ainsi renforcé est indispensable pour contrer l’hyper-présidentialisation de la 5e République mais aussi pour former un contre-poids démocratique à la violence du capitalisme financier. Arnaud Montebourg le dit lui-même concernant le cumul des mandats : « Il faudra que nous réglions ce problème de façon assez radicale dans les années à venir, cela fait d'ailleurs parti de notre projet de 6e République ». Au camarade Montebourg de montrer le chemin.