D'un côté, un couple qui met intégralement à nu sa vie privée. Des insultes aux blessures psychologiques et physiques les plus profondes. Puis l'impardonable. La vie d'une petite fille de 3 ans, diffusée dans ses moindres détails en direct sur toutes les télévisions. De l'autre, la plupart des journalistes qui renchérissent d'interviews niaiseux, de duplex voyeuristes, « pour faire comme la concurrence » (vidéo du site Le Post). On reste dans le culte de l'anecdotique. La seule question de fond intéressante est passée sous silence : le cadre juridique des couples binationaux. Coincée entre la crise sociale et la météo, « l'affaire Élise» est un bout de viande médiatique. Un pur produit du tout info, tout marchand, tout spectacle. Dans six mois il n'en restera rien, à part la douleur (et peut être les regrets) de cette famille. C'est la règle des trois L de l'emballement médiatique : « on lèche, on lache, on lynche ».