Soutien au collectif citoyen Libre écran
Par Thibault Dumas le 03 décembre 2008, - Société - Lien permanent
Parfois, il est utile de relire la
Déclaration des droits de l'Homme du Citoyen de 1789. Son article 11 garantit
la liberté et la pluralité d'opinion : « La libre communication des pensées et
des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme ». Ce principe est
aujourd'hui remis en cause dans le domaine de l'audiovisuel. Des pratiques
politiques qui nous paraissaient scandaleuse, il y a quelques temps encore, en
Italie voir en Russie, se dévellopent maintenant en France : mis à mal de
l'accés à l'information, limitation de l'indépendance des médias,
hyper-concentration des pouvoirs médiatiques, soutien aux grands groupes « amis
» et au tout marchand, reprise en main politique et lynchage du service public
audiovisuel. Ce dernier point est déterminent, les citoyens peuvent et doivent
se mobiliser pour « leur » service public audiovisuel. C'est pour mener ce
combat que se créer Libre écran, le collectif citoyen pour la défense de
l'audiovisuel public. Les fondements démocratiques et culturels de notre
société sont en jeu, alors agissons (lire l'appel).












Commentaires
En fait le service public de l'audio-visuel n'a jamais été impartial. C'est un organisme de propagande de gauche où l'on distille la bonne parole. Une vision du monde tronquée, des séries à la gloire des instits, des assistantes sociales et des enseignants. Un univers jounalistique orienté etc...
Et de grâce, arrêtons de prendre comme référence la Révolution de 1789, ce mythe national à la sauce Education Nationale qui a peu à envier à la révolution culturelle de Mao qui s'en inspira comme Trotsky, Pol Pot et autres sanguinaires libérateurs du peuple. Parlons du génocide des vendéens, des villages massacrés, des noyades organisées, des assassinats de masse, des pillages de chateaux, des églises endommagées et du résultat de tout cela : l'arrivée de "l'ogre" à savoir le tyran haït par toute l'Europe : Napoléon, qui saigna la nation et ses voisins. La Révolution fut une explosion de folie et de haine destructrice dont la société française n'est pas encore sortie. La haine sociale de gauche est toujours palpable dans le monde politique (LCR) syndical (CGT) et la folie fiscaliste et égalitariste en est aussi une conséquence. La France coupe encore symboliquement des têtes. Cette période épouvantable ne devrait pas être une référence mais une cause de tristesse. Un pays civilisé peut faire évoluer ses institutions autrement que par la barbarie. Les exemples ne manquent pas.
Ha la "pensée unique" de gauche, défouloir éternel de la droite...
Les journalistes doivent être politisés, c'est une nécessité, toutes les opinions politiques et sociales doivent s'exprimer dans les médias et la presse (des plus tranchés aux plus modérés). La pluralité des opinions, la construction d'un débat public intelligent sont autant d'éléments indispensables à une démocratie adulte et moderne.
Le soucis est le rapport entre le pouvoir élu (exécutif et législatif) et le pouvoir d'opinion institutionnalisé (médias). La séparation des deux, l'indépendance du second par rapport au premier sont des acquis historiques essentiels qu'ils s'agit de faire fructifier. Or avec l'article voté cette semaine à l'Assemblée nationale c'est l'inverse : on légalise une pratique scandaleuse (la nomination du PDG de France télévisions par l'exécutif), on régresse sur le plan des libertés d'opinions.
J'assume pleinement de me référer à la Révolution française. Le socialisme réformiste comme l'avait établit Jean Jaurès c'est l'application sociale effective des idéaux de la Révolution de 1789 (liberté, égalité, fraternité) à tous, donc au prolétariat et au salariat. C'est l'objectif plus que jamais d'actualité de la République sociale, de la République intégrale.
Au delà de ce prolongement jauressien et de gauche de la Révolution française, la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen est notre socle commun en matière démocratique (elle a de plus une portée universelle). Elle fait partie du bloc de constitutionnalité qui désigne l’ensemble de nos normes à valeur constitutionnelle. Libre à vous de désapprouver ce texte (c'est votre droit le plus strict), vous êtes alors ce que l'on appel un contre-révolutionnaire, un "réactionnaire" au sens strict du terme.
Assumer de se référer à la Révolution de 1789 c'est cautionner les crimes et destructions qu'elle a entraînés. Ce triste évènement de l'histoire de France servit de modèles à d'autre "révolutionnaires" déjà cités qui d'ailleurs ne s'en cachaient pas. Ils "assumèrent" eux aussi et organisèrent le génocide des récalcitrants "réactionnaires".
Il ne faut pas confondre les idées de quelques philosophes qui comprenèrent les limites de la monarchie absolue avec l'utilisation que firent quelques fanatiques meurtriers de ces idées par goût du pouvoir. Toutes les bassesses humaines s'exprimèrent à cette époque de manière décompléxée comme l'organisation du milliers de décapitations de familles entières place de la Concorde sous le regard malsain et sadique de foules misérables venues assister au spectacle. Ceci n'est qu'un échantillon des horreurs de cette époque.
La fameuse Déclaration des Droits de l'Homme n'est jamais qu'une nouvelle mise en forme des valeurs chrétiennes fondamentales comme le respect de l'individu et l'égalité en dignité de chaque être humain. Rien de fondamentalement nouveau. Cette déclaration dont on nous rebat les oreilles n'a qu'une portée hexagonale et n'a jamais garanti à la France un degré supérieur de civilisation. La France n'est pas un modèle de démocratie meilleur que d'autres pays européens pourtant toujours sous le système monarchique. La Révolution a accouché d'un tyran qui a saigné l'Europe, et ce n'est que très difficilement que la France arriva au modèle Républicain qui est le nôtre et qui n'est pas parfait. Nous sommes encore aujourd'hui dans une société de castes et de statuts comme vous le savez bien en tant que socialiste défenseur du service public à la française. Le peuple est toujours écrasé d'impôts comme sur les caricatures d'autrefois....
La société monarchique qui avait donné à la France stabilité et rayonnement pendant 1000 ans devait évoluer et Louis XVI était prêt à collaborer avec les réformistes. Le pauvre homme n'avait pas l'étoffe d'un tyran. La fin de la monarchie eu le résultat de permettre la naissance d'une nouvelle classe sociale à savoir une bourgeoisie entreprenante et industrieuse qui posa les fondements de ce qui devint plus tard la révolution industrielle. Hommes d'affaires, banquiers, capitalistes, chef d'entreprises prirent une place que la noblesse ne leur laissait pas. Ainsi la France s'enrichit et les pauvres devinrent moins pauvres grâce au capital créé et investi. Les paysans quittèrent les campagnes pour vendre leurs bras dans les fabriques et usines et la classe ouvrière fit son apparition.
Ainsi, vous vous référez fièrement à une manifestation hautement barbare qui ouvrit la voie au capitalisme et à la domination de la société par la bourgeoisie qui remplaça la noblesse traditionnelle. Ironie du sort pour un socialiste humaniste et probablement pas très ami du capital ! Et si on y ajoute que vous soutenez les castes étatiques de la société française actuelle qui deviennent de fait une "noblesse d'état" intouchable dans ses citadelles réglementaires, on se demande où sont vos repères. Quelle choucroute !